Breizh

À l’ins­tar des Inuits qui doivent bien avoir plu­sieurs cen­taines de mots pour « neige », les bre­tons de­vraient en avoir au­tant pour cette eau qui leur tombe du ciel en presque per­ma­nence. Entre le léger cra­chin, l’on­dée ver­sa­tile, la gi­bou­lée mu­tine, la vache qui pisse et le franc orage, les mots me manquent pour dé­crire l’in­croyable di­ver­sité du ca­ta­logue de ce que le ciel nous fait tom­ber sur la tête de­puis notre ar­ri­vée. C’est simple : dans ce pays, même la rosée est di­lu­vienne.

Non qu’il nous en veuille, ce ciel, mais il a du consta­ter que nous l’avions prévu, que nous sa­chions où l’on al­lait, et il teste nos cirés et cas­quettes… Une nuance, tou­te­fois, cette année le ré­chauf­fe­ment se fait du­re­ment sen­tir : l’eau mouille moins que d’ha­bi­tude, et le cra­chin est plus sec. Enfin… C’est ce que disent les au­toch­tones!

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Un grain à marée basse, 15h30…

Pour ceux qui ne connaissent pas les Côtes d’Ar­mor, c’est cette par­tie nord de la Bre­tagne, après la Nor­man­die, où le gra­nit rose dé­coupe la mer d’une den­telle in­amo­vible de criques per­dues dans des fa­laises, et où la na­ture rude pro­cure au voya­geur de pas­sage l’im­pres­sion de vi­si­ter le pays des vents. De par­tout, cela pousse, bour­geonne, dé­coupe, heurte, ci­sèle, casse, la mer comme le vent. De par­tout cela em­baume, les sen­teurs de terre hu­mide se mê­lant à l’iode et au va­rech en un par­fum puis­sant et en­tê­tant. Par­tout de l’eau, par­tout de la vie, par­tout une na­ture vi­vace.

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Terre ou mer? Mer!

Et par­tout : de la vie… Oui… Le ri­vage bre­ton, c’est une jungle où tout se pousse des­sus, dans un dé­pla­ce­ment pro­gres­sif de genre, du vé­gé­tal ter­rien au pur marin. En haut de la fa­laise, les chênes, les herbes folles, les re­non­cules et les ge­nêts qui couvrent les gra­nits roses d’un vert pro­fond qui plonge presque à la mer. En­suite, des­cen­dant vers l’eau jus­qu’à la frô­ler, les li­chens, dorés, qui prennent la maigre place de doua­nier à la fron­tière ter­restre, le pas­sage du ter­rien au marin.

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En­suite, c’est l’or­gie ma­rine. Dans les trous de ro­chers où la mer a laissé une flaque d’eau, algues et ané­mones s’éche­vèlent à la moindre ride. Crabes pois­sons, cre­vettes. Es­car­gots bi­gar­rés. Pois­sons qui filent dans un souffle à la pre­mière ombre…

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Oasis…

Quand il n’y a pas d’eau, ou seule­ment à la haute, les ber­niques co­lo­nisent. Les huîtres, d’un crème de vieil ivoire, s’im­plantent en so­li­taire, les moules en co­lo­nies bleues. Pas un en­droit dé­sert. Sur­po­pu­la­tion. La Bre­tagne, sur le ri­vage, c’est la jungle.

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Lu­naire et mi­né­ral…

Plus bas en­core, les sables et les vases. Co­quilles et co­quilles. Fla­gelles, pinces, na­geoires. Épines, écailles, ten­ta­cules, ca­ra­paces. Si vous n’avez ja­mais râclé d’un ha­ve­neau dé­cidé un fond de vase her­beux pour en tirer quelques bou­quets, vous ne pou­vez ima­gi­ner ce que vous cô­toyez ici quand vous vous bai­gnez. Un crabe est un mi­ni­mum. Sur­tout quand il y a seiches et poulpes, grands comme un ongle, at­ten­dris­sants bébés, langues rouges, Saint-Jacques, praires et cre­vettes, et une foul­ti­tude de pois­sons dont vous n’ima­gi­niez même pas la forme ou la cou­leur, d’un vert de per­ro­quet, grands comme un doigt, gi­go­tant comme de beaux diables, ou fouet­tant l’air comme l’in­of­fen­sif mais im­pres­sion­nant ba­ro­mètre, qui res­semble à un ser­pent de mer de vingt cen­ti­mètres à tête d’hip­po­campe…

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Langues rouges : les Mick Jag­ger de la mer…

Bien sûr, là, nous ne par­lons que de na­ture. Ma­gni­fique na­ture, ici! Et c’est main­te­nant qu’il faut en pro­fi­ter. Parce que si vous allez sur Binic, char­mant en­droit au des­sus de Saint-Brieuc, vous ver­rez qu’il y a deux côtés à la digue. À droite, la na­ture dont nous par­lons, et à gauche, le do­maine de l’algue verte qui en­va­hit ces côtes, par tonnes, étouf­fant ce bon­heur sous des tonnes de feuilles gé­la­ti­neuses va­gue­ment trans­lu­cides. La marée verte.

Vous la connais­sez la mer, en Bre­tagne… Elle est ha­bi­tuel­le­ment éme­raude, vive, cas­sante, ba­billante, cré­pi­tante, bras­sant ses ga­lets avec mé­thode et per­sé­vé­rance. Du côté gauche de la digue, elle est atone, hui­lée de vert fluo. Les vagues ar­rivent au ri­vage pour s’em­pê­trer dans le ver­dâtre, pé­ni­ble­ment, frei­nées par des mètres cubes de gé­la­ti­neux, pour un peu on au­rait peur qu’elles n’y ar­rivent ja­mais, lentes, molles, à bout de souffle. Fa­ti­guées. Mou­rantes.

Et ça pue! Mon Dieu que ça pue!… La dé­com­po­si­tion… Hy­dro­gène sul­furé à ou­trance. À en mou­rir, dit-on… De ces algues vertes, on peut en ra­mas­ser jus­qu’à 10 000 tonnes par an rien qu’en baie de St Brieuc. Il doit y avoir des bre­tons qui n’aiment pas la mer pour lais­ser le trop plein d’en­grais faire ces ra­vages à la côte.

Cette année, nous avons, mon fils et moi, pris des pho­tos. Du beau. Du sain. De l’exal­tant. Parce que l’an­née pro­chaine, qui sait ce que nous re­trou­ve­rons?…

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, le 29 juillet 2009

43 com­men­taires
1)

illia­nor
29.07.2009 à 00:33

Vrai­ment simpa les photo. Je suis allé deux fois en Bre­tagne. mais ja­mais sur les côtes d’ar­mor. Si je les connais­sait de ré­pu­ta­tion, tes pho­tos me donnent envie de m’y rendre.

2)

fxc 
29.07.2009 à 06:08

Merci Mo­dane pour ce re­por­tage de ta jolie bre­tagne, re­por­tage qui donne envie d’y re­tour­ner.

Puis-je ajou­ter un dic­ton d’Oli­vier de Ker­sau­son:

“en bre­tagne il ne pleut que sur les cons….”

Et une in­ven­tion per­son­nelle concer­nant mon pays, celui plus haut que le Nord:

“Chez nous il n’y a que deux sai­sons, la grandes sai­son des pe­tites pluies et la pe­tite sai­son des grandes pluies”

Un autre du ter­roir:

“quand il ne pleut pas , c’est qu’il va pleu­voir”

J’es­père qu’ils met­tront du baume au coeur des bre­tons qui lisent cuk.

3)

Oka­zou
29.07.2009 à 06:15

Très beau texte, Mo­dane. C’est bien ce coin de Bre­tagne que tu dé­cris tel qu’il est dans sa beauté fa­rouche et ses hor­reurs sans nom.

« Et ça pue! Mon Dieu que ça pue!… La dé­com­po­si­tion… Hy­dro­gène sul­furé à ou­trance. À en mou­rir, dit-on… De ces algues vertes, on peut en ra­mas­ser jus­qu’à 10 000 tonnes par an rien qu’en baie de St Brieuc. Il doit y avoir des bre­tons qui n’aiment pas la mer pour lais­ser le trop plein d’en­grais faire ces ra­vages à la côte. »

Ça, il faut le dire et le ré­pé­ter bien haut, bien fort. Que le monde montre du doigt ces dé­gâts hu­mains, par­fai­te­ment évi­tables, qui, par la très grande lâ­cheté des élus et des po­pu­la­tions lo­cales per­durent de­puis des an­nées et pour des an­nées en­core. Le « Gre­nelle de la mer », vaste en­tour­loupe toute sar­ko­zienne qui vient d’avoir lieu, n’a ab­so­lu­ment pas abordé ce pro­blème qui res­tera donc écarté des me­sures pro­je­tées. Tous les Bre­tons, et ceux qui sont di­rec­te­ment concer­nés dans ce dé­par­te­ment des Côtes d’Ar­mor (Fi­nis­tère nord idem) mieux que d’autres, savent à qui l’on doit d’in­fli­ger ces re­mugles atroces, le qua­li­fi­ca­tif n’est pas trop fort, aux hu­mains qui nous font l’hon­neur de nous vi­si­ter.

Il n’y a pas deux cou­pables mais un seul : le pro­duc­ti­visme agri­cole et sa sur­pro­duc­tion des­ti­née à l’ex­por­ta­tion et gras­se­ment sub­ven­tion­née par cette Eu­rope gâtée par le li­bé­ra­lisme éco­no­mique. Je me ré­pète ? Je m’en fous ! Rien n’est plus vrai que ce que j’écris là et il va bien fal­loir un jour, qui sera un beau jour, sor­tir une bonne fois de cette ga­be­gie mor­ti­fère, qui nous en­traîne vers la mort aussi sû­re­ment que le ba­teau mal gou­verné va se bri­ser à la côte.

Les ma­rées vertes (nous avons aussi eu droit ré­gu­liè­re­ment [7 fois] aux ma­rées noires de pé­trole) sont la ré­sul­tante du les­si­vage des sols sur­sa­tu­rés d’azote par les pluies prin­ta­nières (avril à juillet) qui en­traîne ces quan­ti­tés d’en­grais vers la mer à la ren­contre d’algues (ulves) qui ne de­mandent qu’à se dé­ve­lop­per in­con­si­dé­ré­ment au pre­mier rayon de so­leil. Ces algues couvrent lit­té­ra­le­ment, telles une im­mense mé­duse flasque d’un vert de gelée an­glaise, les plages et les fonds de baies avant de se désa­gré­ger dans la puan­teur jus­te­ment dé­crite par Mo­dane.

On ima­gine l’état de dé­li­ques­cence dans le­quel sont ren­dus les po­pu­la­tions et les élus lo­caux dans ce coin de Bre­tagne-Nord (des baies de Lan­nion et de St-Brieuc [400 ha d’échouage pour cette seule baie !] jus­qu’à celle de Douar­ne­nez, plus de 70 com­munes lit­to­rales tou­chées !) pour qu’ils en soient à ac­cep­ter qu’une poi­gnée d’éle­veurs de porcs et d’agri­cul­teurs ir­res­pon­sa­ble­ment avides, for­mant un des lob­bies les plus puis­sants d’Eu­rope, dé­truisent une des plus belles contrées de France (même sous la pluie).
Un exemple du com­por­te­ment du pou­voir sur place ? Je ne sais pas ce que vous fe­riez à sa place de­vant un tel pro­blème mais le pré­fet des Côtes d’Ar­mor, re­pré­sen­tant di­rect du gou­ver­ne­ment (droite ou gauche, c’est pa­reil), qui signe à tour de bras, contre les re­com­man­da­tions de la pour­tant ul­tra-li­bé­rale Eu­rope, des au­to­ri­sa­tions d’ex­ten­sions de por­che­ries déjà en sur­nombre, plu­tôt que d’agir contre les fau­tifs, pré­fère de­man­der aux maires des com­munes tou­chées de res­treindre les accès des plages aux po­pu­la­tions tant la santé des per­sonnes est en dan­ger. C’est ma­gni­fique de cy­nisme et de bê­tise, non ?

C’est comme ça que tout conti­nue. Les ci­toyens lo­caux ne sont pas assez nom­breux à se mo­bi­li­ser. On se tait. La Bre­tagne, à l’ins­tar de la Corse, sait faire jouer l’omerta et celui qui rue dans les bran­cards est bien­tôt me­nacé, cer­taines me­naces al­lant jus­qu’à abou­tir. Un sys­tème ma­fieux est en place, sous l’égide du pou­voir et de la FNSEA (Fé­dé­ra­tion na­tio­nale des syn­di­cats d’ex­ploi­tants agri­coles) qui poussent à sur­pro­duire quoi­qu’il puisse en dé­cou­ler.

Alors quand j’en­tends des abru­tis cra­cher sur la po­li­tique j’ai bien envie de leur mettre le nez dans un mètre cube d’algues vertes en pu­tré­fac­tion. Car c’est bien par des choix po­li­tiques dif­fé­rents que l’on par­vien­dra à re­trou­ver la Bre­tagne qu’on aime. Celle d’avant les an­nées li­bé­rales.

Re­ve­nons à une agri­cul­ture non pro­duc­ti­viste qui n’ex­porte que les pro­duits que d’autres ne peuvent pas pro­duire et qui se charge d’as­su­rer l’au­to­no­mie ali­men­taire de la France et de pro­duire ce que pour­rait de­man­der l’ONU pour ses pro­grammes d’aide ali­men­taire. Tout est là.

Si la FNSEA sévit for­te­ment en Bre­tagne, c’est éga­le­ment en Bre­tagne qu’est née la Confé­dé­ra­tion pay­sanne dont la vi­sion de la fonc­tion so­ciale du pay­san est à mille lieues de l’en­ri­chis­se­ment à tout crin sur le dos des autres.

La Bre­tagne-Sud où je me trouve, très dif­fé­rente géo­lo­gi­que­ment et éco­no­mi­que­ment de la Bre­tagne-Nord, n’est guère vic­time de ces ma­rées vertes. L’en­so­leille­meent su­pé­rieur (qui bloque la crois­sance des ulves) et le dé­ve­lop­pe­ment agri­cole plus ré­duit nous fait pas­ser à tra­vers cette ma­lé­dic­tion.

Mais d’autres dan­gers, éga­le­ment en rap­port avec le mé­pris qu’af­fichent cer­tains chantres du dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique en dépit de tout et de la na­ture en par­ti­cu­lier, nous guettent.
Ainsi, à deux pas de chez moi, Dame Na­ture nous a dotés de 25 km de plages et de cor­don du­naire in­in­ter­rom­pus (sauf ria d’Étel) entre le tom­bolo de Gâvres et l’isthme de celui de la pres­qu’île de Qui­be­ron (voir Google Earth). Une plage et des dunes à perte de vue. C’est beau, c’est sau­vage, c’est riche en faune et en flore. C’est unique et ir­rem­pla­çable. On touche au sacré. Eh bien, on vient de l’échap­per belle, un ci­men­tier lea­der mon­dial en ma­té­riaux de construc­tion, La­farge – qui a signé un par­te­na­riat avec le WWF (!) –, avait dé­cidé de se four­nir en sable par dra­gage de­vant cette mer­veille de la na­ture. Dix-huit mil­lions de tonnes de sable au­raient ainsi été dé­pla­cées créant un vide (l’hor­reur ab­so­lue pour la na­ture) que seul le re­tour à la mer du sable des dunes au­rait pu com­bler, dé­trui­sant par là deux éco­sys­tèmes par une seule ac­tion. Ces gens sont in­ca­pables d’ima­gi­ner ce que leur com­por­te­ment « pré­da­teur » peut in­duire sur l’éco­sys­tème au­quel ils s’at­taquent. Et quand ils peuvent l’ima­gi­ner (ils savent par­fai­te­ment « orien­ter » leurs études d’im­pact), ils passent outre leurs états d’âme. Du cy­nisme au ser­vice de ces mau­dits ac­tion­naires vo­races.
Mal­heu­reu­se­ment pour eux, le Peuple des dunes, réunis­sant so­li­dai­re­ment 150 as­so­cia­tions de dé­fense de la na­ture, s’est mo­bi­lisé ef­fi­ca­ce­ment et les beaux ac­cords qu’ils s’ap­prê­taient à si­gner avec le re­pré­sen­tant du gou­ver­ne­ment sont res­tés lettre morte.
Sur le même ma­gni­fique site na­tu­rel entre Gâvres et Qui­be­ron, l’état-dans-l’État EDF avait cru pou­voir im­plan­ter jadis (!) une cen­trale nu­cléaire. À Er­de­ven. Ils avaient cru pou­voir. Mais le pou­voir, celui des gens, des hommes et des femmes de ces contrées et bien d’autres venus de toute part, le pou­voir po­pu­laire, l’avait em­porté. Nous pen­sions aussi beau­coup, alors, aux pays sous le vent de la Bre­tagne (quand nos flux d’ouest, Gwa­larn, Kor­nog et Mervent s’en mêlent, ils ont tôt fait de tra­ver­ser le pays) qui au­raient subi, au pre­mier dys­fonc­tion­ne­ment im­por­tant de la cen­trale, les ef­fluves mor­tels qui ne se se­raient pas ar­rê­tés aux Marches de Bre­tagne comme le nuage de Tcher­no­byl l’avait fait si ai­ma­ble­ment aux fron­tières de l’Est de la France.

Le pou­voir ? C’est toi, c’est moi, c’est nous. Et per­sonne d’autre.

L’ac­tion po­li­tique, c’est ça. Mi­li­ter, c’est ça. Se faire res­pec­ter, c’est ça.


Un autre monde est pos­sible. Le nôtre.

4)

Anne Cuneo
29.07.2009 à 08:08

Je suis une fa­na­tique de la Bre­tagne, et j’ai sou­vent re­gretté que ce ne soit pas mon pays – mais bon, vu mes ori­gines mé­ri­dio­nales… Même des ori­gines de bord-de-mer (Gênes mon père, Trieste ma mère – il faut le faire!), ne me donnent pas le droit de me sen­tir chez moi en Bre­tagne. Alors, chaque fois que j’y vais, j’ai la sen­sa­tion d’être une de ces tou­ristes pré­da­trices qui fe­raient mieux de res­ter chez elle, et sur­tout pas aller sur­char­ger le splen­dide écho­sys­tème dont vous par­lez si bien, Mo­dane et Oka­zou.

Je te suis par­ti­cu­liè­re­ment re­con­nais­sante, Mo­dane, de ne ja­mais qua­li­fier la pluie (mouillée ou sèche) de «mau­vais temps». Sans doute qu’à l’ère gla­ciaire avoir un bon coup de cha­leur in­in­ter­rompu pen­dant des se­maines, c’était pro­duc­tif. Et c’était alors le «beau temps». Mais en ces temps de re­chauf­fe­ment… J’ai tou­jours été éton­née que les pro­duc­teurs de jour­naux té­lé­vi­sés laissent les pré­sen­ta­teurs météo par­ler avec des trilles dans la voix de so­leil-temps-ma­gni­fique au mois d’août, quand l’eau manque aux cultures, quand les fo­rêts s’em­brasent, quand la ca­ni­cule tue, quand le so­leil est sy­no­nyme de MAU­VAIS temps pour tant de monde. Ceci étant une pa­ren­thèse qui n’a que mar­gi­na­le­ment à voir avec cette su­perbe vi­site de la côte bre­tonne. Merci.

5)

zit
29.07.2009 à 08:14

Je plus­soye, très belles pho­tos et non moins joli texte.

Ne pas ou­blier que c’est une su­perbe ré­gion pour la bi­cy­clette (quand on aime grim­per, c’est ja­mais très long, mais c’est par­fois très raide !).

En­core d’ac­cord avec Oka­zou, comme d’hab.

z (et pour ce qui est de la pluie, en re­ve­nant la der­nière fois du coin, une au­toch­tone me de­man­dait, dans le train, com­ment s’était passé mon sé­jour, je lui ais dit que c’était super, et qu’il n’avait plu qu’une fois en cinq jour, ce à quoi elle m’avait ré­pondu :« sur­tout, ne le ré­pé­tez pas, sinon, on va voir dé­bar­quer les tou­ristes en masse ! », je ré­pêêêêêêêêête : « en Bre­tagne, il fait beau plu­sieurs fois par jour »)

6)

dj­trance
29.07.2009 à 08:24

Que de belles images, ça change du cli­ché tra­di­tion­nel “il pleut tou­jours en Bre­tagne…”

Re­marque, je dois y aller, moi, en Bre­ton­nie!! C’est très joli 🙂 Merci pour cet ar­ticle si bien écrit et en­core une fois, merci pour ces belles pho­tos!!

7)

Blues
29.07.2009 à 08:41

Tout un poème … merci !

Elle est EX­TRA-pas-or­di­naire la Bre­tagne … Dom­mage je n’y ai été qu’une fois, sou­ve­nirs en images ici

8)

vin­di­ca­tif
29.07.2009 à 08:43

la Bre­tagne ne se­rait pas ce qu’elle est sans un temps océa­nique qui a forgé ses pay­sages et ses ri­vages,a paris on a sou­vent le même temps que les bre­tons quelques jours après… je crois aussi qu’il y a des bre­tagnes dans la bre­tagne,de la baie du mont saint mi­chel au croi­zic,il y a des sa­crés chan­ge­ments!!! tout cela reste ,a part quelque coins un peu sur­peu­plé en été(tout reste re­la­tif par rap­port au sud de la france…),beau et au­then­tique .par ici quelques pho­tos: http://​gallery.​mac.​com/​fgrevoul#​100282&​bgcolor=black&​view=grid, je me per­mets, cher mr cuneo, de faire de la pub pour ma pe­tite mai­son en bre­tagne entre le mont saint mi­chel et saint malo: http://​web.​me.​com/​fgrevoul

9)

bam­bou55
29.07.2009 à 08:56

J’adoooore la Bre­tagne… j’y part d’ailleurs di­manche 😉

Ker­mor­van
29.07.2009 à 08:58

Si la côte n’est pas sa­bo­tée de Port Louis à Qui­be­ron, c’est parce que l’ar­mée y avait (y a tou­jours ?) un long champ de tir (dit « de Gâvres »).

Fran­çois Cuneo
29.07.2009 à 09:02

Très chouette texte.

Très jo­lies pho­tos.

Et grosse in­quié­tude à la fin.

Oka­zou porte l’es­to­cade.

Chez nous, dans notre vil­lage, l’eau est trop char­gée en ni­trates.

De­puis trois ans, nous avons pris les choses en mains. Nous avons dé­claré une zone Zu, c’est-à-dire une zone re­pré­sen­tant au mi­ni­mum 70% du bas­sin ver­sant de notre source prin­ci­pale.

Sur cette zone, bien évi­dem­ment ex­ploi­tée par des pay­sans qui font leur tra­vail le mieux pos­sible, nous avons changé les modes de culture, pas­sant à des pro­duc­tions de­man­dant moins d’azote (beau­coup plus de prai­ries en fait).

Avec l’aide des pay­sans, avec l’aide du can­ton, et avec l’aide de la confé­dé­ra­tion, mais aussi avec l’aide des deux com­munes qui se par­tagent la source, nous avons pu chan­ger les choses.

On va net­te­ment vers le mieux, même si nous nous trou­vons sur un pa­lier dif­fi­cile à pas­ser, mais que nous pas­se­rons.

Comme quoi, la po­li­tique per­met de prendre les choses en mains.

Je ne com­prends pas vos élus lo­caux en Bre­tagne.

Je ne com­prends pas, c’est au-des­sus de mon en­ten­de­ment, qu’on puisse sa­cri­fier le bien-être com­mun au bé­né­fice de quelques-uns.

Si l’on est élu, c’est tel­le­ment pour dé­fendre ce qui doit l’être…

Une ques­tion d’hon­neur.

Cer­tains vi­si­ble­ment ne l’ont pas.

J’ima­gi­nais ça dans le Var, ou dans cer­tains pays maf­fieux, pas en Bre­tagne.

Je suis ter­ri­ble­ment déçu.

Anne Cuneo
29.07.2009 à 09:27

Je ne com­prends pas, c’est au-des­sus de mon en­ten­de­ment, qu’on puisse sa­cri­fier le bien-être com­mun au bé­né­fice de quelques-uns.

Si l’on est élu, c’est tellement pour défendre ce qui doit l’être…

Une ques­tion d’hon­neur.Cer­tains vi­si­ble­ment ne l’ont pas.

C’est exac­te­ment ainsi que je vois les élus, du local au fé­dé­ral/na­tio­nal. Je ne te fé­li­cite donc pas par­ti­cu­liè­re­ment, tu fais ce que tu as été élu pour faire, ce de­vrait être NOR­MAL. Ç’a tou­jours été au-des­sus de moi de com­prendre com­ment tout élu ne voit pas les choses ainsi, mais il est de fait que «cer­tains» ne se font élire que pour dé­fendre des in­té­rêts par­ti­cu­liers. Tout en di­sant que c’est pour le bien com­mun. Sui­vez mon re­gard…

Fran­çois Cuneo
29.07.2009 à 09:30

C’est exac­te­ment ainsi que je vois les élus, du local au fé­dé­ral/na­tio­nal. Je ne te fé­li­cite donc pas par­ti­cu­liè­re­ment, tu fais ce que tu as été élu pour faire, ce de­vrait être NOR­MAL. Ç’a tou­jours été au-des­sus de moi de com­prendre com­ment tout élu ne voit pas les choses ainsi, mais il est de fait que «cer­tains» ne se font élire que pour dé­fendre des in­té­rêts par­ti­cu­liers. Tout en di­sant que c’est pour le bien com­mun. Sui­vez mon re­gard…

Nous sommes par­fai­te­ment d’ac­cord.

jpp
29.07.2009 à 09:30

Cet ar­ticle me rap­pelle d’ex­cel­lents sou­ve­nirs de la dé­cou­verte de la Bre­tagne Nord en 2006. Merci Mo­dane. Si cer­tains sou­haitent voir d’autres pho­tos de la Bre­tagne Nord, je vous pro­pose de dé­cou­vrir les miennes sur mon site. C’est icititre .

Mo­dane
29.07.2009 à 09:37

À pro­pos de dic­tons et de météo :
“L’ile de Bré­hat, c’est l’île des quatre sai­sons… En une seule jour­née!”
Et aussi: “Le bron­zage bre­ton, c’est quand tu as un trou dans ton ciré.”
Merci à tous de vos ré­ac­tions! Les ma­rées vertes, on va les avoir! Elles com­mencent à coû­ter trop cher pour qu’ on les laisse per­du­rer! Sor­dide, mais vrai!
Pour les pho­tos, je crois que vous avez réussi à me col­ler le virus! Merci en­core!

Mo­dane
29.07.2009 à 10:08

Je re­viens sur votre in­di­gna­tion ci­toyenne, Anne et Fran­çois!
“Si l’on est élu, c’est tel­le­ment pour dé­fendre ce qui doit l’être… Une ques­tion d’hon­neur. Cer­tains vi­si­ble­ment ne l’ont pas.”

Je par­tage as­su­ré­ment votre point de vue, mais j’ai bien l’im­pres­sion qu’en France, la ques­tion ne se pose pas de cette façon. Nous en sommes re­ve­nus, po­li­ti­que­ment, très exac­te­ment à 1789 moins quelques jours : une classe de pri­vi­lé­giés qui a confis­qué ri­chesses et pou­voirs, et qui main­tient ses pri­vi­lèges à tout prix, et un peuple su­brep­ti­ce­ment éclairé qui se pose la ques­tion de la lé­gi­ti­mité de la chose. Il me semble que la ci­toyen­neté fran­çaise est à re­cons­truire. Ou à re­ga­gner.

alec6
29.07.2009 à 10:13

Merci Mo­dane pour ce beau texte et ac­ces­soi­re­ment pour les pho­tos, merci aussi à Oka­zou, rien à re­dire comme d’hab’ et merci enfin à Anne pour ces re­marques mé­téo­ro­lo­giques ju­di­cieuses.

Pour les bre­tons d’oc­ca­sion et pour les bre­ton­nants qui ne connai­traient pas, je re­com­mande la plage de Ker­louan dans le Fi­nis­tère nord. La tem­pé­ra­ture de l’eau y est idéale… pour le Pas­tis, mais le lieu ma­gni­fique, les Sey­chelles sans les pal­miers !

alec6
29.07.2009 à 10:21

On est bien d’ac­cord Mo­dane (16), même Pey­re­le­vade l’an­cien PDG du Lyon­nais su­bo­do­rait il y a peu une am­biance pré ré­vo­lu­tion­naire. Mais les ban­dits de la fi­nance ont en­core de beaux jours de­vant eux, ils dé­pè­ce­ront la bête jus­qu’à l’os, en avouant can­di­de­ment qu’ils se sont fait un max de po­gnon en “jouant” à la hausse ou à la baisse sur des mar­chés, avec l’ar­gent des autres de pré­fé­rence, du fin fond de leurs bu­reaux ici et là et même en Suisse (sui­vez mon re­gard !) au jeu cé­lèbre du “pile je gagne, face je ne perds pas !”

Guillôme
29.07.2009 à 10:51

N’ou­blions pas que les Côtes d’Ar­mor s’ap­pe­laient Côtes du Nord avant que la ré­gion réus­sisse à en chan­ger le nom pour fa­vo­ri­ser le tou­riste et évi­ter la ré­ac­tion spon­ta­née Nord = Froid 😉

nau­ti­le­bleu
29.07.2009 à 13:18

Etant pré­ci­sem­ment ori­gi­naire de cette ré­gion, ces pho­tos me don­ne­raient le mal du pays si je n’y re­tour­nais pas lundi pro­chain !

En fait à pro­pos de cou­leur, c’est plu­tôt le contraire, le bre­ton a une seule cou­leur pour dé­si­gner la cou­leur de la mer, “Glaz”, qui cor­res­pond à toutes les nuances pos­sibles, de­puis le gris ar­doise pen­dant une tem­pête au bleu sous le so­leil !

alec6
29.07.2009 à 14:56

Pour en re­ve­nir à la Bre­tagne, Paul Jo­rion dont je vous ai déjà parlé et qui est à l’éco­no­mie ce que Jan­co­vici est à l’éner­gie, a tra­vaillé au début de sa car­rière d’an­thro­po­logue “éco­no­miste”, sur les pê­cheurs de l’île de Houat et sur la for­ma­tion des prix de vente du pois­son, la soi di­sant loi de l’offre et de la de­mande et du prix op­ti­mal ob­tenu par croi­se­ment de deux courbes, celle du ven­deur et celle de l’ache­teur. Il s’est donc aperçu que cette loi était bidon, ses tra­vaux ul­té­rieurs (dans la fi­nance et les banques US de cré­dit) ont confirmé son idée d’alors !

Houat ! la plus belle des îles, j’ai eu le loi­sir de vi­si­ter l’ar­chi­pel des San Blas au large de Pa­nama, Ta­hiti ré­cem­ment… sin­cè­re­ment ! rien ne vaut Houat ! Peut-être Hoëdic, quelque île du golfe (du Mor­bi­han) ou au large de Concar­neau, à la ri­gueur ?

Ceci dit Guillôme, le Nord com­mence à Brive, voire même en des­sous, et le nord, c’est froid ! Na !

Mar­co­li­vier
29.07.2009 à 15:22

Si la dia­tribe po­li­tique d’oka­zou – et re­prise par d’autres – n’est pas dé­nuée de sens, je l’ai trou­vée to­ta­le­ment hors sujet.

Le sujet? Le ma­gni­fique prose pleine de poé­sie de Mo­dane sur sa chère Bre­tagne illus­trée par les lu­mières très par­ti­cu­lières de ses pho­to­gra­phies.

Par­don­nez-moi, mais de­vant tant de beauté, la glos­so­la­lie idéo­lo­gique me donne la nau­sée, un peu comme la Hague aux ma­rins-pê­cheurs peut-être.

Merci Mo­dane pour ce bel ou­vrage.

Karim
29.07.2009 à 16:02

Par­don­nez-moi, mais de­vant tant de beauté, la glos­so­la­lie idéo­lo­gique me donne la nau­sée, un peu comme la Hague aux ma­rins-pê­cheurs peut-être.

Ne pas com­prendre le lien pour­tant clai­re­ment ex­pli­cité entre la beauté du site et la po­li­tique de ses élus peut éga­le­ment don­ner la nau­sée.

Mo­dane
29.07.2009 à 16:31

Vous éner­vez pas les gars! Cha­cun selon son tem­pé­ra­ment! Allez, tout le monde au bar! (Le pois­son, bien sûr!)

Oka­zou
29.07.2009 à 16:56

« vu mes ori­gines mé­ri­dio­nales… Même des ori­gines de bord-de-mer (Gênes mon père, Trieste ma mère – il faut le faire!), ne me donnent pas le droit de me sen­tir chez moi en Bre­tagne. »

Bien sûr que tu es chez toi en Bre­tagne, Anne. Comme toute per­sonne qui y pose le pied. Et avec le pré­nom que tu portes, tu es déjà un pied de­dans ! Gènes gê­nois ou pas.

Oka­zou
29.07.2009 à 16:57

« Si la côte n’est pas sa­bo­tée de Port Louis à Qui­be­ron, c’est parce que l’ar­mée y avait (y a tou­jours ?) un long champ de tir (dit « de Gâvres »). »

Ça, c’est la ver­sion ser­vie par le pou­voir pour se re­ti­rer d’une af­faire qu’il voyait bien mal en­ga­gée avec la ré­ac­tion po­pu­laire très dé­ter­mi­née. C’est bien le Peuple des dunes qui a fait aban­don­ner le pro­jet.

Les « tirs de Gâvres » se font de plus en plus rares. En­core quelques exer­cices des Super Éten­dards de Lann Bi­houé. Quand j’étais môme, nous en­ten­dions ré­gu­liè­re­ment le canon ton­ner. Même au cœur de l’été. Ce n’est plus le cas de­puis long­temps. L’ar­mée a ten­dance au­jour­d’hui (ré­duc­tion de cré­dits ?) à céder ses ter­ri­toires lit­to­raux au Conser­va­toire du lit­to­ral qui prend en charge leur dé­ve­lop­pe­ment. Ainsi fut fait l’an­née der­nière sur la Côte sau­vage à Qui­be­ron.

Oka­zou
29.07.2009 à 17:00

Bon dieu, Fran­çois, voilà exac­te­ment le com­por­te­ment (bien nor­mal, comme dit Anne) que nous at­ten­dons ici ! Comme quoi, quand la vo­lonté po­li­tique est là, le meilleur est pos­sible.

Quand tu parles de la re­mise des terres en prai­ries, tu offres la so­lu­tion. La fi­lière herbe sur le point de se dé­ve­lop­per en France avant le li­bé­ra­lisme s’est trou­vée ba­layée par l’ar­ri­vée des gros in­té­rêts amé­ri­cains et des pots-de-vin dis­tri­bués à nos po­li­ti­cards hexa­go­naux et eu­ro­péens. La fi­lière maïs, cette hor­reur sans nom, s’est im­po­sée avec ses plantes hy­brides dont il faut ra­che­ter chaque année les graines ; avec les quan­ti­tés as­tro­no­miques d’eau (3 m3 par pied) né­ces­saires ; avec l’ap­pau­vris­se­ment des sols dû à une plante très gour­mande ; avec cette ten­ta­tion de la mo­no­cul­ture qui ra­vage les pay­sages et fait consi­dé­rer que le maïs est une plante mi­racle. Y ré­pondre par l’herbe, la lu­zerne, le trèfle, la na­vette, etc. consti­tue l’is­sue bé­né­fique à cette si­tua­tion. Re­tour à notre culture an­ces­trale. En­si­ler de l’herbe plu­tôt que du maïs. Of­frir au bé­tail une nour­ri­ture va­riée, équi­li­brée et fort peu coû­teuse. Le maïs sans le soja n’as­sure pas les be­soins nu­tri­tion­nels du bé­tail. Le cok­tail cité plus haut, oui.

Reste la sur­pro­duc­tion de porcs, de vo­lailles, de l’ali­men­ta­tion qu’ils né­ces­sitent et de leurs dé­jec­tions dont il faut bien faire quelque chose (sur­épan­dage du li­sier de porc qui em­baume nos cam­pagnes), c’est en­core un choix po­li­tique. Ma­jeur.

Quant à se de­man­der le pour­quoi des com­por­te­ments en France il est assez clair que le pro­blème concerne au pre­mier chef nos po­li­tiques. Il n’est que de voir les la­men­tables po­li­ti­cards du PS. Ne par­lons pas des go­dillots de l’UMP. Quant aux po­pu­la­tions, pour­quoi ré­agissent-elles ici et pas là ? Cela reste un mys­tère. J’au­rais ten­dance à mettre en avant un com­por­te­ment trop convenu de cer­taines as­so­cia­tions qui ont choisi la né­go­cia­tion plu­tôt que la lutte bien mar­quée. On ne né­go­cie que lorsque l’on est en po­si­tion de force, pas de fai­blesse. Il y a un côté « Oui, not’ bon maître » der­rière ces com­por­te­ments in­adap­tés. On ne soupe pas avec le Diable, même avec une longue cuiller. Le Diable, quand il se fout de ta gueule de­puis des an­nées, il faut lui ren­trer dans le lard ! On y vient, on y vient…

Oka­zou
29.07.2009 à 17:04

« Nous en sommes re­ve­nus, po­li­ti­que­ment, très exac­te­ment à 1789 moins quelques jours : une classe de pri­vi­lé­giés qui a confis­qué ri­chesses et pou­voirs, et qui main­tient ses pri­vi­lèges à tout prix, et un peuple su­brep­ti­ce­ment éclairé qui se pose la ques­tion de la lé­gi­ti­mité de la chose. »

La plus juste des ana­lyses. Comme tu le dis, la ci­toyen­neté est à re­cons­truire. Aban­don de la dé­froque de consom­ma­teur bê­lant et en­dos­sage de pan­ta­lon de sans-cu­lotte.

Oka­zou
29.07.2009 à 17:08

« Par­don­nez-moi, mais de­vant tant de beauté, la glos­so­la­lie idéo­lo­gique me donne la nau­sée »

On te par­donne tout ce que tu veux mais tu n’es pour­tant pas idiot, Mar­co­li­vier, je te lis ré­gu­liè­re­ment et il ne me semble pas que tu aies un pro­blème de neu­rones. Ça se passe ailleurs. Il fau­drait te se­couer les boyaux de la tête pour re­ve­nir à la vraie conscience des choses, toute idéo­lo­gie jetée aux or­ties. On ren­con­trera bien­tôt beau­coup de dé­fro­qués du li­bé­ra­lisme. Prend ta carte au club !

En at­ten­dant, je te pro­pose une im­mer­sion dans cette gelée glauque et fé­tide que nous pro­cure chaque année, aux beaux jours (!), l’idéo­lo­gie de tes ac­coin­tances.

Tu n’en re­vien­dras pas in­demne.

Oka­zou
29.07.2009 à 17:11

« Houat ! la plus belle des îles, j’ai eu le loi­sir de vi­si­ter l’ar­chi­pel des San Blas au large de Pa­nama, Ta­hiti ré­cem­ment… sin­cè­re­ment ! rien ne vaut Houat ! Peut-être Hoëdic, quelque île du golfe (du Mor­bi­han) ou au large de Concar­neau, à la ri­gueur ? »

Se trou­ver bien à Houat dé­note un cer­tain état d’es­prit. Sur­tout par un beau coup de vent qui te coupe du conti­nent, t’iso­lant avec toi-même sur ce ban­deau de lande. Sur Hoëdic c’est en­core plus mar­qué. Houat, le ca­nard, île longue, Hoëdic, le ca­ne­ton, île ronde, ne se donnent pas au pre­mier venu.
Ri­chesse ar­chéo­lo­gique du néo­li­thique sur ces îles. Mais sur quelles bar­casses na­vi­guaient-ils donc ?

Cela dit, Belle-Île, la bien nom­mée, n’est pas mal non plus.

jokef
29.07.2009 à 17:25

Pour re­bon­dir sur la météo et les dic­tons sur le “mau­vais temps”… Je rentre de Suède où l’on a cou­tume de dire qu’il n’y a pas de mau­vais temps. Seule­ment de mau­vais ha­bits.

Mo­dane
29.07.2009 à 17:28

Lu au­jour­d’hui, à l’ins­tant :

Un che­val meurt étouffé sur une plage

De la vase et des algues vertes, c’est sans doute le cock­tail qui a étouffé un che­val, hier vers 16 h 30, sur la plage de Saint-Mi­chel-en-Grève (Côtes-d’Ar­mor). Alors qu’il s’ap­prê­tait à tra­ver­ser l’em­bou­chure du Ros­coat, un ruis­seau qui dé­bouche sur la plage, le ca­va­lier est des­cendu de son che­val. L’ani­mal est alors tombé dans un trou de deux mètres. En vou­lant l’ai­der, l’homme s’est en­lisé, per­dant connais­sance. Deux voi­sins, Be­noît Ro­partz et Ju­lien Jaouan, lui ont main­tenu la tête hors de l’eau avant l’ar­ri­vée des se­cours. L’en­tre­prise de ra­mas­sage d’algues vertes Gilles-Ef­flam a hissé le ca­va­lier dans le godet du trac­to­pelle. Cet es­ti­vant pa­ri­sien d’une tren­taine d’an­nées a été conduit, conscient, à l’hô­pi­tal de Lan­nion. Selon le vé­té­ri­naire, le che­val est mort « étouffé ».
Source : Ouest-France

Anne Cuneo
29.07.2009 à 17:39

e rentre de Suède où l’on a cou­tume de dire qu’il n’y a pas de mau­vais temps. Seule­ment de mau­vais ha­bits.

Exac­te­ment mon point de vue.

Ker­mor­van
29.07.2009 à 18:26

À Oka­zou (26).

Ah bon, ça c’est nou­veau, c’est donc le peuple qui a fait que la ma­rine a pu bé­né­fi­cier d’un champ de tir du­rant tout le ving­tième siècle, de Lo­rient à Qui­be­ron, champ de tir d’ar­tille­rie, puis de mis­siles sur cette côte in­ter­dite où les obus dé­grin­go­laient. Tordre la réa­lité à ce point, il faut le faire ! Main­te­nant,  l’ar­mée n’en veut plus, d’où les ap­pé­tits nou­veaux. Le pro­jet aban­donné, c’est La­farge

(http://​le-peuple-des-dunes.​org/​news/​per-sud-lorient-avis-du-comite-scientifique-independant)

mais si cette côte est vierge, c’est bien parce que c’était un ter­rain mi­li­taire.

POG
29.07.2009 à 18:36

J’au­rais ten­dance à mettre en avant un com­por­te­ment trop convenu de cer­taines as­so­cia­tions qui ont choisi la né­go­cia­tion plu­tôt que la lutte bien mar­quée. On ne né­go­cie que lorsque l’on est en po­si­tion de force, pas de fai­blesse.

On est d’ac­cord, d’au­tant qu’en France cela fait bien long­temps que l’Etat se dé­charge sur des As­so­cia­tions en tout genre pour faire le bou­lot que l’Etat de­vrait as­su­mer. Ce qui si­gni­fie, une ha­bi­lité comp­table de la part de ces as­socs pour être en dé­fi­cit chro­nique et donc ré­cla­mer des sous à l’Etat…afin de sur­vivre sans se poser trop de ques­tions. Sans comp­ter que per­sonne ne contrôle la qua­lité de pres­ta­tion de cer­taines de ces or­ga­ni­sa­tions.

Ici en Suisse, la grande ma­jo­rité à conscience des ri­chesses de leur ter­ri­toire (je parle pas de UBS :-)) et font en sorte de le va­lo­ri­ser. Tout le monde en gé­né­ral joue le jeu, même si ce n’est pas en­core par­fait. En France, si il y a un sou­cis l’Etat cen­tra­li­sa­teur, cas­tra­teur sera tou­jours là pour re­mé­dier aux pro­blèmes à coups de mil­liards et de dettes. En France tout est fait dans l’ur­gence sans ap­proche glo­bale et ca de­vient de pire en pire.

alec6
29.07.2009 à 19:36

Cher Mar­co­loi­vier, je ne vais pas te ren­trer de­dans, Oka­zou l’a fait pour moi, enfin… de ma­nière épis­to­laire s’en­tend ;-). En re­vanche je conseille à tout le monde d’écou­ter la der­nière émis­sion de Pla­nète Terre du mer­credi 22 juillet dif­fu­sée sur France Culture et consa­crée aux plages ce jour là. Certes on y cause ni Bre­tagne, ni algues vertes mais géo­gra­phie au sens le plus large. Or comme le rap­pelle l’un de in­vi­tés, la plage est un lieu d’étude ex­tra­or­di­naire ré­su­mant l’es­sen­tiel de la géo­gra­phie hu­maine, géo­lo­gique et cli­ma­tique…

Oka­zou
30.07.2009 à 06:01

Ker­mor­van-34

Où as-tu vu, cher Ker­mor­van, que je dis­tor­dais la réa­lité de la zone de Gâvres comme zone de tir du­rant le XXe siècle. Je parle du pré­sent. Et le pré­sent est bien dif­fé­rent du passé en ces lieux.

Quelques élé­ments qui de­vraient te convaincre :

Tout d’abord au sujet de l’ac­tion du Peuple des dunes qui a si bien fait re­cu­ler le pro­jet de dra­gage au large de la zone Gâvres-Qui­be­ron. À tel point que sans le Peuple des dunes, tout se­rait signé de­puis belle lu­rette et les dé­gâts au­raient com­mencé.
Cette ci­ta­tion dans Ouest-France du maire de Gâvres :
« Pour au­tant il ne faut pas ou­blier le rôle ma­jeur joué par l’As­so­cia­tion de sau­ve­garde du lit­to­ral de la pres­qu’île de Gâvres dans ce com­bat. Elle fut la pre­mière à se mo­bi­li­ser contre. Elle a sur­tout fait preuve d’un sens po­li­tique aigu en ne res­tant pas à l’échelle de Gâvres et en s’ou­vrant à d’autres as­so­cia­tions de dé­fense du lit­to­ral pour créer Le Peuple des dunes. »

En­suite, pour conti­nuer à su­per­po­ser notre pré­sent à ton passé et te mon­trer à quel point les zones sau­vages ap­par­te­nant à l’ar­mée sont en train de se muer en zones sau­vages que s’ap­pro­prient les ci­vils, quelques in­for­ma­tions dont j’au­rais dû étof­fer mon pre­mier billet.

Le site Gâvres-Qui­be­ron, ces 25 km de plages et de cor­don du­naire dont je parle et même 10 km de plus si on y ajoute la Côte sau­vage de Qui­be­ron sur la­quelle l’ar­mée vient de li­vrer au Conser­va­tore du lit­to­ral ses ter­rains, fait suite au pro­gramme Na­tura 2000 et suit ses re­com­man­da­tions. L’opé­ra­tion Grand Site Na­tio­nal qui cha­peaute notre af­faire est gérée dans le cadre d’un SIVU d’éco­no­mie mixte au­quel est d’ailleurs as­so­ciée l’ar­mée.

Le grand site na­tio­nal Gâvres-Qui­be­ron couvre 2 500 ha dont 277 (avec d’in­té­res­santes zones hu­mides) sont oc­cu­pés par le CELM (Centre d’Es­sais de Lan­ce­ment de Mis­siles) et ap­par­tiennent au mi­nis­tère de l’éco­no­mie, pas à l’ar­mée qui en a l’usu­fruit. Le CELM de Gâvres est spé­cia­lisé dans l’ar­tille­rie et ré­pond aux normes de ma­na­ge­ment en­vi­ron­ne­men­tal ISO 14 001 qui, sans être épou­van­ta­ble­ment contrai­gnantes, obligent ceux qui y ré­pondent à ne pas faire n’im­porte quoi sur les ter­ri­toires régis par la norme.

La réa­lité quo­ti­dienne du site est mar­quée par la pré­sence d’une po­pu­la­tion de plus en plus im­por­tante en quête de loi­sirs : équi­ta­tion, pêche (surf-cas­ting, pêche à pied) et chasse, surf et kite-surf, voile… Entre 40 000 et 60 000 per­sonnes s’y baignent au quo­ti­dien pen­dant l’été.

En outre, ré­pon­dant aux exi­gences de Na­tura 2000, des équipes sont en place pour res­tau­rer le mi­lieu en­dom­magé, or­ga­ni­ser les flux de vi­si­teurs et gérer le site dans le sens du dé­ve­lop­pe­ment local.

On peut alors rai­son­na­ble­ment pen­ser que le grand site na­tio­nal Gâvres-Qui­be­ron, sur le­quel existent en­core une tren­taine de gué­rites d’ob­ser­va­tion pour les tirs (10 fois moins que de restes de block­haus al­le­mands) verra de moins en moins de dé­gra­da­tions dues aux exer­cices de tirs des mi­li­taires. Nous sommes ici sur le conti­nent, pas sur l’Île du Le­vant où le CELM pos­sède un site de tir de mis­siles, les accès sont nom­breux et aisés. Le petit peuple des ci­vils at­ta­ché au res­pect de la na­ture y re­pren­dra ses droits iné­luc­ta­ble­ment. Reste à ar­rê­ter la date.

Il est d’ailleurs ins­truc­tif de lire cet échange si­gni­fi­ca­tifentre un élu local et le mi­nistre de la dé­fense à ce sujet.

Quatre cartes en pdf sur le site Life Na­ture qui mettent en évi­dence la dé­li­mi­ta­tion de la zone de 2 500 ha du grand site du­naire Gâvres-Qui­be­ron :

Côte sau­vage de Qui­be­ron

Tom­bolo de Qui­be­ron

Ria d’Étel

Pe­tite mer et tom­bolo de Gâvres

Oka­zou
30.07.2009 à 06:32

« mais si cette côte est vierge, c’est bien parce que c’était un ter­rain mi­li­taire. »

Je me rends compte que je n’ai pas com­menté cette phrase.

Com­ment ne pas se ré­jouir que ces terres sanc­tua­ri­sées par l’ar­mée re­viennent au­jour­d’hui à un usage civil or­di­naire ?

À côté de chez moi, dans une com­mune li­mi­trophe, les construc­tions pri­vées ont surgi comme des cham­pi­gnons de­puis quelques dé­cen­nies. Sauf deux cent mètres de côtes res­tées vierges qui ap­par­te­naient à l’ar­mée. Elles avaient été at­tri­buées aux forces amé­ri­caines au titre de l’OTAN. C’est ainsi que nous avions des bâ­ti­ments de dé­bar­que­ments US qui oc­cu­paient le lieu avant que de Gaulle ne les foute de­hors. Leur pré­sence m’a d’ailleurs ap­porté mon pre­mier contact avec un amé­ri­cain noir qui va­lait son pe­sant de che­wing-gum, avant que je ne m’in­té­resse d’as­sez près au jazz et fi­nisse par en ren­con­trer beau­coup d’autres.

Pe­tite anec­dote qui donne une idée des com­pé­tences de la ma­rine US. Ces braves ma­rines s’étaient mis dans l’idée de fa­bri­quer un port ar­ti­fi­ciel avec d’énormes conte­neurs. Les ma­rins lo­caux, qui connaissent les lieux et les dan­gers mé­téo­ro­lo­giques comme per­sonne, les avaient pré­ve­nus qu’au pre­mier coup de suet’ (vent de sud-est), ils re­trou­ve­raient leur port au fond de la ria. Bien sûr, ils ne furent pas écou­tés, pen­sez donc ! Et au pre­mier coup de suet’, les conte­neurs en dé­bâcle ont inexo­ra­ble­ment pris le che­min du fond de la ria, se per­cu­tant les-uns les-autres dans un tin­ta­marre as­sour­dis­sant, sous les rires en­ten­dus de la po­pu­la­tion sûre de son fait et qui n’at­ten­dait que cela.

Ker­mor­van
30.07.2009 à 09:02

Bien, Oka­zou, c’est mieux comme ça, mais il fal­lait le direque c’était un ter­rain mi­li­taire, et que c’était la rai­son pour la­quelle cette su­perbe côte rec­ti­ligne n’était pas construite, longue plage de 25km. Main­te­nant, ce n’est pas moi qui re­grette que ça re­de­vienne civil, mais ça va être du bou­lot pour pré­ser­ver ça (à dé­faut de bâ­ti­ments, de cen­trale nu­cléaire, on pour­rait avoir 25km d’éo­liennes, si c’est en­core la mode sub­ven­tion­née). Au ni­veau d’Er­de­ven, il me semble que ça com­mence à bâtir, mais ça fait long­temps que je n’y suis point allé. De Lo­rient à Redon, pays de mes an­cêtres, pays su­perbe, je re­grette de n’y avoir point vécu.

kris
30.07.2009 à 15:10

Un petit « re­bon­dis­se­ment » sup­plé­men­taire sur la météo et les dic­tons qui vont avec, lu/en­tendu je ne sais plus où et at­tri­bué à un pay­san* : « Le mau­vais temps, c’est un temps qui ne change pas ! ».

  • Pay­san : quel­qu’un dont l’ac­ti­vité est liée au pays… à la terre…

Mo­dane
30.07.2009 à 19:57

J’abonde! N’est ce pas, Anne?

Anne Cuneo
30.07.2009 à 22:01

« Le mau­vais temps, c’est un temps qui ne change pas ! ».

J’abonde! N’est ce pas, Anne?

Voui, Mo­dane, moi aussi – c’est la meilleure ex­pli­ca­tion de toutes. Il n’y a plus qu’à convaincre les pré­sen­ta­teurs météo. J’ai tou­jours pensé que les com­men­taires météo de­vraient être confiés aux pay­sans. Au moins, ils savent ce qu’ils disent, eux.

Mo­dane
03.08.2009 à 21:28

EN­VI­RON­NE­MENT- La mort d’un che­val la se­maine der­nière sur une plage bre­tonne a re­lancé en plein cœur de l’été les in­quié­tudes sur les algues vertes, ac­cu­sées de consti­tuer une me­nace sé­rieuse pour la santé pu­blique.

Mardi, un che­val est mort «em­poi­sonné» après s’être en­lisé dans une zone mou­vante proche de la plage de Saint-Mi­chel-en-Grève, près de Lan­nion (Côtes d’Ar­mor), for­te­ment tou­chée par les algues vertes. Son ca­va­lier qui se trou­vait à côté de lui a été sauvé de jus­tesse après avoir perdu connais­sance, selon l’avo­cat de ce der­nier Me Vincent Le Luyer.

Le ca­va­lier, Vincent Petit, vé­té­ri­naire de for­ma­tion, qui s’était en­lisé lui aussi avant de s’éva­nouir, a été sauvé grâce à la pré­sence sur les lieux d’un trac­to­pelle chargé de ra­mas­ser les algues vertes: le conduc­teur, ayant as­sisté à la scène, a pu l’ex­traire de la vase.

Selon la pré­fec­ture, le ca­va­lier de 27 ans et sa mon­ture se sont sim­ple­ment «en­va­sés dans une zone mou­vante». De leur côté, les gen­darmes ont im­puté la mort du che­val à un étouf­fe­ment pro­vo­qué par la vase.

Le che­val est mort en une mi­nute

Mais au vu des symp­tômes du vé­té­ri­naire et de son che­val, le mé­de­cin de Lan­nion qui a soi­gné le ca­va­lier et les as­so­cia­tions de pro­tec­tion de l’en­vi­ron­ne­ment ont mis en cause le dé­ga­ge­ment d’hy­dro­gène sul­furé que peuvent pro­duire des ac­cu­mu­la­tions d’algues vertes en dé­com­po­si­tion.

Pour le doc­teur Pierre Phi­lippe, c’est l’hy­po­thèse la plus pro­bable pour ex­pli­quer une double ma­laise «ful­gu­rant», puisque que le che­val est «mort en une mi­nute».

«L’hy­dro­gène sul­furé, un poi­son bru­tal, bien connu au ni­veau pro­fes­sion­nel, est à l’ori­gine d’ac­ci­dent dans des fosses à vi­dange ou à li­sier», a-t-il rap­pelé. Ha­bi­tuel­le­ment, ces ac­ci­dents sur­viennent dans des lieux confi­nés, alors que là, il s’agit d’«un lieu ex­té­rieur, non confiné. Cela veut dire qu’il y avait des concen­tra­tions ex­trêmes» pour en­traî­ner ces in­toxi­ca­tions en mi­lieu ou­vert, es­time le Dr Phi­lippe.

Les ré­sul­tats de l’au­top­sie

Les pre­miers ré­sul­tats de l’au­top­sie pra­ti­quée sur le che­val à l’ini­tia­tive de son pro­prié­taire confirment qu’il est mort d’un «œdème pul­mo­naire», et qu’il n’avait pas d’eau ni de vase dans les pou­mons, a in­di­qué Me Le Luyer lundi à l’AFP.

«Les pou­mons étaient gor­gés de sang et le ta­bleau cli­nique pré­sente tous les signes d’un em­poi­son­ne­ment», a-t-il pré­cisé. Les ana­lyses toxi­co­lo­giques en cours de­vraient ap­por­ter des pré­ci­sions sur la na­ture de la sub­stance à l’ori­gine du décès de l’ani­mal.

In­ter­ro­gée lundi par l’AFP sur une au­top­sie du che­val qu’au­rait pu di­li­gen­ter la Di­rec­tion des ser­vices vé­té­ri­naires, la pré­fec­ture a in­di­qué «ne pas être des­ti­na­taire des ré­sul­tats» puisque «les exa­mens se sont faits à la de­mande du pro­prié­taire» du che­val.

Des pré­cé­dents

Vincent Petit va dé­po­ser une plainte dans les pro­chains jours pour faire toute la lu­mière sur cette af­faire, a in­di­qué son avo­cat.

Le phé­no­mène des «algues vertes», constaté no­tam­ment en Bre­tagne, est lié au rejet de ni­trates dans l’eau par l’agri­cul­ture in­ten­sive. Il a été ac­cusé ré­gu­liè­re­ment de pré­sen­ter des risques pour la santé, sans qu’au­cune preuve n’ait en­core été ap­por­tée.

Ha­bi­tant la ré­gion de­puis de longues an­nées, le Dr Phi­lippe af­firme avoir été té­moin de cas de même na­ture dans le passé: un em­ployé d’une so­ciété de ra­mas­sage d’algues vertes il y a 10 ans, «tombé dans un coma bru­tal», et la mort de deux chiens l’an der­nier sur une plage en baie de Saint-Brieuc. Le Dr Phi­lippe rap­pelle aussi qu’en 1989, le corps d’un jog­geur de 27 ans avait été re­trouvé à l’en­droit exact où le ca­va­lier a failli mou­rir.

(Source AFP)(et Li­bé­ra­tion

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