Classé X

Les en­fants, je ne sais pas si je vais vous faire rire cette fois-ci. On peut bien sûr tou­jours faire des ef­forts, pas­ser au des­sus, rire pour rire, pour ne pas pen­ser. Dé­tour­ner les pro­blèmes, les en­ter­rer au fond du ca­napé, les noyer dans l’hi­lare.

Se de­man­der lé­gè­re­ment ce que c’est en­core cette ru­meur de Grin­cheux qui au­rait en­grossé Blanche Neige, pour­quoi on en parle, qu’est ce que ça a d’in­té­res­sant pour que les com­mu­ni­quants nous le unent à titre-la­ri­got?

Non. Pas envie de rire. Mon pote le Pré­lat s’est fait coin­cer dans un hôtel d’Amé­rique pour abus sexuels va­riés et ava­riés, et çà, ça ne me fait pas rire.

Déjà : la sur­prise… Faire dans l’an­cil­laire, c’est déjà un peu passé de siècle, mais forcé, ça touche au Mau­pas­sant! Prince du sor­dide!

Quand même?!… Se taper de la sou­brette?!… De force?!… Holà, Bijou!…

Mais bon… Chur­chill bu­vait pen­dant qu’Hit­ler était vé­gé­ta­rien. Un es­prit brillant (et je ne parle évi­dem­ment pas de cette buse d’Hit­ler!) n’a pas for­cé­ment les qua­li­tés mo­rales qu’on pour­rait lui prê­ter. Ça se­rait trop fa­cile! Et puis  : mo­rale…. À quelle sauce uti­li­taire ne nous a-t-on ja­mais servi ce mot?

On peut res­sor­tir pon­cifs et lieux com­muns, le pou­voir qui ren­drait fou, l’ar­gent qui gâ­che­rait les âmes, un ma­lade est un ma­lade, et si mon Pré­lat l’est, c’est ainsi. Et c’est dom­mage.

À l’an­nonce de la nou­velle, j’ai été aba­sourdi. Mais vous connais­sez mon ima­gi­na­tion dé­bor­dante dès que j’ai rap­port au jour­na­lisme. J’ai im­mé­dia­te­ment pensé au coup monté. Tel­le­ment amé­ri­cain. Un coup de fil bien passé. Un ser­vice à rendre. « Un mon­tage réglé au cor­deau, avec un gros coup de mé­dias par des­sus, je te le dis, Mau­rice, il est fini. » Cré­dible. Ô com­bien!

Et puis les langues se sont dé­liées. Il faut dire que j’ai, ne le ré­pé­tez pas, des amis so­cia­listes. Des qui mi­litent et tout! Eh bien eux, ils sa­vaient, pour le Pré­lat, disent-ils main­te­nant. Qu’il était bi­zarre avec les dames.

Ah?!…

Et les col­lègues po­li­tiques, de l’autre bord, ils ne sa­vaient pas au moins? Ah ben si. Ils sa­vaient aussi. D’ailleurs, c’est simple : tout le monde sa­vait! Hein, Mon­sieur De­droite, sur votre blog, qu’au So­fi­tel, c’était à chaque fois, et que le per­son­nel sa­vait… Et les jour­na­listes ob­ser­va­teurs du mi­cro­cosme po­li­tique. Ah bah oui!… Aussi…

Ah bon?! Vous sa­viez?!

Et toi, Mo­dane, tu de­vais bien t’en dou­ter, non?

Non.

Je ne sa­vais pas. On m’avait pas dit. Je ne lis que trois jour­naux en ligne chaque jour, sans comp­ter les en­tre­fi­lets et les gros titres d’autres blogs, ru­briques, hu­meurs.

Non, je ne sa­vais pas. Et j’ai brus­que­ment l’im­pres­sion  d’être le seul.

Tout le monde pro­fite main­te­nant de la belle bouse bien chaude pour jouer à sau­ter des deux pieds de­dans pour faire la plus grosse écla­bous­sure. Moi, j’au­rais plu­tôt le ré­flexe de la pelle et du balai. Ques­tion de tem­pé­ra­ment…

L’af­faire n’est pas glo­rieuse, mon Pré­lat. Tu le sais. Mais le plus dé­goû­tant, ce n’est pas ce que tu as, peut-être, fait. J’ai vu pire.

J’ai vu une lueur dans l’oeil d’un jour­na­liste. Dans un jour­nal té­lé­visé na­tio­nal. Un bel­lâtre. Bien élevé, cultivé, édu­qué. Je ne sais pas son nom. Cer­tai­ne­ment une pro­chaine ve­dette de l’info. Il a eu brus­que­ment une façon de sa­vou­rer les mots de son scoop, la lèvre avide, la sa­live af­fleu­rant. Il avait le geste contenu de la jouis­sance se­crète et le re­gard de celui qui re­tient un plai­sir qu’on ne doit pas voir. Un scoop énorme. Trop bon. Un de ceux qui n’ar­rivent qu’une fois dans une vie de jour­na­liste.

Rhâââ!… Re­gar­dez moi cet homme déchu! Vous avez vu cette chute? Cette hu­mi­lia­tion? C’est de la bonne non?… Vous l’avez vu la tête de votre pré­sident, main­te­nant? Ah ouais, hein! Pour cal­cer de la bon­niche, il est fort! Mais entre deux cops de NY City, fait pas le poids! Pauv’ ma­lade, va!…

La ju­bi­la­tion de Rome. Le pain et les jeux, et le sang sur le sable.

Mais j’y pense… Que fai­sait-il avant que l’af­faire ar­rive, ce­lui-là? Il nous a dit, pour le Pré­lat? Il nous a in­formé, au mo­ment où on en­vi­sa­geait de lui don­ner les clés de la Ré­pu­blique? Non? Pour­tant, le 20 heures, c’est fait pour çà? Si je ne peux pas comp­ter sur lui pour me dire, je les sais com­ment, les choses? Il y avait des af­faires? Et elles ne sortent que main­te­nant? À la curée? L’hal­lali? Et ceux qui sa­vait, on ne pou­vait pas leur de­man­der? Avec l’élé­gance et la rec­ti­tude des Lu­mières? En jour­na­liste?

Tu vois, mon Pré­lat, la roue tourne, et des fois très vite. Plus on a de poids, plus elle est brusque. C’est nor­mal. La gra­vité et le cen­tri­fuge. Mais toi, en­core, même si je t’in­ter­dis de t’ap­pro­cher de Ma­dame Mo­dane quand je ne suis pas là, je ne t’en veux pas. Mais l’autre, là, qui pro­fite de ta si­tua­tion pour se faire en­core un peu d’au­dience, en fri­mant sans faire son job, et en pre­nant du plai­sir à faire le tapin, s’il passe dans la rue, je pré­viens le quar­tier en­tier de chan­ger de trot­toir.

Car la cor­rup­tion est pire que la ma­la­die.

, le 18 mai 2011

53 com­men­taires
1)

Smop
18.05.2011 à 03:07

Quelle his­toire de dingues quand même…

Nous ne sau­rons pro­ba­ble­ment ja­mais si le bon­homme est cou­pable ou in­no­cent. D’autre part, la ques­tion de sa­voir si le gotha po­li­tique et les jour­na­listes étaient au par­fum de son pré­tendu ap­pé­tit sexuel me semble se­con­daire. Je n’ai ja­mais porté l’in­di­vidu dans mon coeur, même s’il a re­dressé le FMI, oeu­vré pour l’euro et au­rait pu être en 2012 une al­ter­na­tive tech­ni­que­ment viable à la ra­caille en place. Il reste un homme de droite plan­qué sous une éti­quette de gauche, et no­toi­re­ment pro-is­raé­lien. Je ne ver­se­rai donc pas la moindre larme sur sa mort po­li­tique…

Cela dit, sur un plan hu­main, il y quand même deux as­pects qui me dé­rangent beau­coup.

– D’abord le trai­te­ment mé­dia­tico-ju­di­ciaire. Quel in­di­vidu mé­rite d’être ainsi lyn­ché pu­bli­que­ment ? J’ai le sen­ti­ment que per­sonne, même cou­pable, ne de­vrait avoir à subir chose pa­reille. Y-a-t-il une rai­son qui puisse jus­ti­fier la des­truc­tion d’une vie en­tière ? Je ne crois pas. Même la mort me pa­raît une pu­ni­tion plus douce. La ca­méra en salle d’au­dience et le trai­te­ment de l’af­faire par la presse lo­cale sont une vé­ri­table hor­reur. Je n’ai­mais déjà pas beau­coup les amé­ri­cains. Ca ne va pas ar­ran­ger leur image à mes yeux. Trop de “dé­mo­cra­tie” tue la dé­mo­cra­tie.

– En­suite, la ques­tion du viol – ou plus exac­te­ment ici de l’ac­cu­sa­tion de ten­ta­tive de viol. Sur ce point, je ne par­viens pas à trou­ver de ré­ponse sa­tis­fai­sante. Il s’agit de tran­cher entre la pa­role de deux per­sonnes. Dans un cas, on en­voie quel­qu’un pour des an­nées en pri­son dans des condi­tions ré­pu­tées épou­van­tables, dans l’autre cas on re­fuse ré­pa­ra­tion mo­rale à une vic­time. Mais dans les deux cas, le risque d’er­reur ju­di­ciaire est in­com­men­su­rable. C’est peut-être cy­nique, mais per­sonne ne pourra nier qu’il est très fa­cile pour une femme d’af­fir­mer une [ten­ta­tive de] re­la­tion sexuelle non consen­tie. Ca s’est déjà vu. Quelle est la lé­gi­ti­mité d’un juge ou d’un jury po­pu­laire pour tran­cher ? Que faire lors­qu’une cer­ti­tude ab­so­lue ne peut être éta­blie ? Entre deux vic­times po­ten­tielles, la moins mau­vaise so­lu­tion ne se­rait-elle pas d’ac­cor­der le bé­né­fice du doute à celle qui subit les pires consé­quences et ainsi ap­pli­quer l’adage de Sir William Blacks­tone : “Que dix cou­pables échappent à la jus­tice, plu­tôt que souffre un seul in­no­cent” ?

2)

PSPS
18.05.2011 à 05:24

Ben oui, Mo­dane… Nous sommes quelques uns à pen­ser que “Le ca­nard en­chaîné” consti­tue le seul vec­teur d’in­for­ma­tion sé­rieux de notre douce France.

Titre de l’édi­tion de ce mer­credi : “Érec­tion, piège à cons !”. Tout un pro­gramme, comme l’au­rait dit Charles de Gaulle…

3)

In­connu
18.05.2011 à 07:17

Smop: évi­dem­ment qu’on saura bien vite avec les tests ADN s’il y a eu rap­port ou pas. En tout cas, si DSK avait voulu lais­ser une trace dans l’his­toire, c’est fait. C’était ri­sible de voir les So­cia­listes dé­fendre DSK avec un achar­ne­ment aussi fort que pour Gué­rini (le pa­tron de la Fédé so­cia­liste de Mar­seille dont le frère est en pré­ven­tive pour des his­toires pas claires de blan­chi­ment d’ar­gent et de mar­chés pu­blics tru­qués).

4)

Run­mac
18.05.2011 à 07:31

Tou­jours ex­cellent ces ar­ticles et com­men­taires et de plus on ap­prend des mots ….

Bien­tôt un clas­se­ment en AIP ? (Ar­ticle d’in­té­rêt pu­blic )

🙂

5)

To­TheEnd
18.05.2011 à 08:28

D’abord le trai­te­ment mé­dia­tico-ju­di­ciaire. Quel in­di­vidu mé­rite d’être ainsi lyn­ché pu­bli­que­ment ? J’ai le sen­ti­ment que per­sonne, même cou­pable, ne de­vrait avoir à subir chose pa­reille.

Je com­prends que ça t’échappe mais les mé­dias ne font que leur tra­vail. Leur de­voir c’est in­formé, coûte que coûte.

La ca­méra en salle d’au­dience et le trai­te­ment de l’af­faire par la presse lo­cale sont une vé­ri­table hor­reur.

Quand tu dis “lo­cale”, tu parles aux US ou ici? Parce que pour moi, c’est pa­reil! En­tendu l’autre jour le com­men­taire sui­vant d’un jour­na­liste: “Ces images sont cho­quantes” alors que les images dé­filent… cher­chez l’er­reur.

6)

ar­cheos
18.05.2011 à 08:40

Voir Acri­med sur le trai­te­ment par la presse de l’af­faire.

@ Smop : un viol, même avec pré­ser­va­tif, laisse énor­mé­ment de traces. Les tis­sus des par­ties sexuelles d’une femme sont très fra­giles, et se meur­trissent fa­ci­le­ment ; avant d’en ar­ri­ver là, il y a tous les coups, grif­fures, etc. Et leur em­pla­ce­ment sur le corps, leur dis­po­si­tion les uns par rap­port aux autres (un rap­port de po­lice dis­tingue ainsi les coups de cra­vache reçus de ma­nière consen­tante, pa­ral­lèle, sur des par­ties du corps peu fra­giles, de ceux don­nés en tor­ture, en­tre­croi­sés et sur les bras — pour exemple). Res­tent aussi les films des ca­mé­ras de sur­veillance : on verra dans quel état la femme de chambre est en­trée dans la suite puis en est res­sor­tie ; et idem pour DSK.

7)

Mo­dane
18.05.2011 à 09:10

>Smop D’ac­cord avec toi. Le res­pect de l’hu­ma­nité du pré­venu n’est pas in­com­pa­tible avec le châ­ti­ment. Pu­ni­tion n’est pas égal à hu­mi­lia­tion.

8)

zit
18.05.2011 à 09:13

Ah bin moi non plus, je ne sa­vais pas !

Mais le ti­ming est quand même très bien choisi, non ?

z (et Anne, la grande jour­na­liste, sa­vait–elle ? je ré­pêêêêêêêêêêête : Heuu, non, pas toi, Anne, la grande ro­man­cière, l’autre, l’épouse du pré­lat…)

PS : En tout cas, main­te­nant, nous sa­vons (et pas seule­ment de Mar­seille !).

PS 2 : Je me per­met de dé­po­ser une ré­cla­ma­tion au sujet d’ar­ticles ayant un titre af­frio­lant vi­sant de toute évi­dence à faire mon­ter l’au­dience, et qui, au final, ne nous montrent rien de ce qu’ils laissent es­pé­rer, rem­bour­sez ! Des hontes au logis !

9)

Mo­dane
18.05.2011 à 09:20

Je trouve aussi que le ti­ming est ex­tra­or­di­naire. Pour moi, trop pour une coïn­ci­dence.

Anne Cuneo
18.05.2011 à 10:01

z (et Anne, la grande jour­na­liste, sa­vait–elle ? je ré­pêêêêêêêêêêête : Heuu, non, pas toi, Anne, la grande ro­man­cière, l’autre, l’épouse du pré­lat…)

Je ne sais pas à quelle Anne tu parles, mais je vais te dire: je sa­vais que le mon­sieur était un cou­reur, et com­ment ne pas le sa­voir? Il y avait déjà eu un in­ci­dent de­puis qu’il est aux Etats-Unis. Et dans une émis­sion que je n’ar­rive plus à pla­cer, sa femme avait parlé de «ma­riage ou­vert». Tout le monde au­rait pu le sa­voir, pour au­tant que ça l’in­té­resse. Mais en France, cela ne sem­blait in­té­res­ser per­sonne.

Ce qui m’étonne, c’est qu’un type aussi in­tel­li­gent que lui n’ait pas com­pris qu’aux Etats-Unis ce n’est pas comme en France, où la vie pri­vée ne fait guère par­tie de l’in­for­ma­tion. Quand on veut dé­truire quel­qu’un, on cherche la trans­gres­sion sexuelle (rap­pe­lez-vous de Clin­ton, mais la liste des can­di­dats à ceci ou cela éli­mi­nés par une in­car­tade sexuelle – sans que per­sonne soit forcé, réelle ou construite – se­rait longue); et quand la trans­gres­sion sexuelle vous est of­ferte sur un pla­teau… Si tout cela est vrai, cet homme in­tel­li­gent est un im­bé­cile.

Pour ceux qui lisent l’an­glais, je conseille un très beau roman (pas tra­duit, hélas), LAKE NEWS, de Bar­bara De­linski. Il dé­piaute com­ment cela se passe, lors­qu’on uti­lise une trans­gres­sion sexuelle, et com­ment cela dé­truit au­tant la vic­time que l’ac­cusé (que les faits soient avé­rés ou pas). Il a une sorte d’happy end, alors que dans la réa­lité ce n’est sou­vent pas le cas, mais le mé­ca­nisme est très bien ex­posé. On l’achète fa­ci­le­ment sur In­ter­net.

Guillôme
18.05.2011 à 10:28

Mo­dane, je ne suis pas for­cé­ment d’ac­cord avec tout ce que tu écris mais il faut re­con­naître que c’est bien écrit et que tu sais ma­nier le verbe!

Bon, je te laisse, il faut que j’aille voir une vidéo in­édite de DSK en train de se faire vio­ler par un gar­dien dans sa pri­son.

Mo­dane
18.05.2011 à 11:14

Rhôôôô!… Comme tu y vas!…

Mo­dane
18.05.2011 à 11:34

>Anne : Tu dis qu’on pou­vait sa­voir. Juste quelques ré­flexions…

Ce genre d’in­fos ne de­vrait il pas être mis en évi­dence par les pro­fes­sion­nels de l’info? Pour­quoi fau­drait-il “aller le cher­cher”?

Deuxième chose : on pou­vait sa­voir qu’il était li­ber­tin, mais là, c’est (peut être) bien pire? Et tout le monde semble être brus­que­ment au cou­rant?!

Et pour la suite, dont :

Si tout cela est vrai, cet homme in­tel­li­gent est un im­bé­cile.

Belle ana­lyse! J’aime au­tant le fond que la forme!

Chi­chille
18.05.2011 à 11:45

Copie d’un mail à un ami qui avait jeté un œil ra­pide sur la Une du Ca­nard, hier soir sur In­ter­net et qui en concluait que le Ca­nard ne pa­rais­sait pas croire à l’in­no­cence de DSK.

« Après lec­ture « pour de vrai » de la pre­mière du « Ca­nard », je constate qu’il tape sur­tout sur les po­li­tiques et les jour­na­listes. Il y a même dans l’édito signé d’une tête de ca­nard une quasi-dé­fense de DSK face à tous ceux qui sou­dain s’aper­çoivent qu’il avait mau­vaise ré­pu­ta­tion, mais que, en réa­lité, per­sonne n’avait de faits réels à avan­cer. Le plus concret est l’his­toire de la pe­tite Banon, his­toire peut-être vraie mais vrai­ment trouble du fait de l’at­ti­tude et de la « vic­time » et de ses pa­rents (elle ne porte pas plainte pour pré­ser­ver sa vie pri­vée et ses ami­tiés, mais elle s’étale à la télé et dans la presse écrite… et sa mère idem). Je pré­cise que je connais cette his­toire de­puis déjà un cer­tain temps.

Cela dit, l’his­toire de New-York pa­raît de plus en plus vrai­sem­blable. Ce qui me frappe le plus c’est, au PS, les gens qui sont vrai­ment tou­chés sen­ti­men­ta­le­ment, au-delà du choix po­li­tique. Je parle bien sûr des gens que je connais ».

Et copie d’une courte in­ter­ven­tion sur Fa­ce­book :

« Je suis très scep­tique sur cette his­toire, mais je ne la juge pas im­pos­sible. In fine, in­no­cent il doit être re­lâ­ché le plus vite pos­sible. Cou­pable, il doit être puni. Le fait qu’il soit de gauche se­rait alors presque une cir­cons­tance ag­gra­vante, puisque, outre le crime, il y au­rait la tra­hi­son des prin­cipes. »

Je pré­cise que mon scep­ti­cisme tend à s’at­té­nuer, mais cela ne concerne que moi.

Smop
18.05.2011 à 11:46

@Re­naud / ar­cheos – Traces de rap­port sexuel ne si­gni­fient pas ab­sence de consen­te­ment. Sans aller jus­qu’à la théo­rie du com­plot, on pour­rait ima­gi­ner pros­ti­tu­tion oc­ca­sion­nelle ou simple af­faire cra­pu­leuse (chan­tage, re­cherche de dom­mages-in­té­rêts). Ce qui me gêne est le rap­port entre ce qui me semble être une im­pos­si­bi­lité de preuve ab­so­lue et les consé­quences d’une condam­na­tion. A for­tiori, face à la sub­jec­ti­vité d’un jury po­pu­laire dans un pays si com­plexé vis-à-vis de la sexua­lité. J’ai beau re­tour­ner la ques­tion dans tous les sens, je ne peux pas croire qu’un in­di­vidu ayant 35 ans de vie po­li­tique der­rière lui et po­ten­tiel­le­ment pro­mis aux plus hautes fonc­tions de l’Etat puisse se faire pié­ger dans une mi­nable af­faire de moeurs. De plus, entre pré­tendu ap­pé­tit sexuel et pul­sions vio­lentes, il y a un abîme. Une per­ver­sion pa­tho­lo­gique au­rait cer­tai­ne­ment été ex­ploi­tée de­puis long­temps par ses pro­bables nom­breux ad­ver­saires po­li­tiques. Enfin, à ce ni­veau de pou­voir et d’ar­gent, notre bon­homme pou­vait louer les ser­vices, voire sé­duire, un nombre quasi in­fini de par­te­naires. Non, je ne vois vrai­ment pas com­ment toutes ces in­co­hé­rences peuvent être ex­pli­quées…

@TTE – Je pen­sais plu­tôt à la presse amé­ri­caine. In­for­mer n’est pas lyn­cher, ni dif­fa­mer à coup de titres nau­séa­bonds tels que “French Wine” (New York Post), ni dis­tordre la réa­lité pour in­fluen­cer l’opi­nion pu­blique, ni ba­fouer la pré­somp­tion d’in­no­cence, ni sa­tis­faire le voyeu­risme mal­sain des masses…

Anne Cuneo
18.05.2011 à 11:49

Deuxième chose : on pou­vait sa­voir qu’il était li­ber­tin, mais là, c’est (peut être) bien pire? Et tout le monde semble être brus­que­ment au cou­rant?!

Ce qu’il y a, Mo­dane, c’est que comme pour le deuxième mé­nage de Mit­ter­rand, l’opi­nion pu­blique fran­çaise a long­temps consi­déré que la vie pri­vée des po­li­ti­ciens ne la re­gar­dait pas. Si mes sou­ve­nirs sont bons, c’est même dans cer­tains sta­tuts pro­fes­sion­nels. Je n’ai pas lu le Ca­nard en­chaîné d’au­jour­d’hui, mais j’a en­tendu à la radio qu’ils ré­pètent ce prin­cipe.

N’ayant ja­mais été dans la presse people, je n’ai ja­mais eu à faire de choix cor­né­liens de ce genre, et je ne me suis donc guère oc­cu­pée de vie pri­vée des gens. La seule fois où j’ai in­ter­viewé DSK, c’était sur des pro­blèmes éco­no­miques, ça n’avait donc rien à voir. Mais dans un coin de mon fi­chier «in­for­ma­tion», il y avait (sans com­men­taire et sans ju­ge­ment) “DSK, cou­reur”.

Quant é sa­voir s’il faut mettre en va­leur ce genre d’info, c’est un vieux débat entre so­ciété ci­vile, po­li­ti­ciens et in­for­ma­tion. Je suis prête à te dire ce que j’en pense, mais cela dé­pas­se­rait le cadre de ces com­men­taires.

Chi­chille
18.05.2011 à 11:50

Le NY­Post est un tor­chon de chez Mur­doch, très antti-fran­çais, et qui a menti au moins une fois. Re-co­pie de mail perso :

Si tu lis l’ar­ticle en page http://​www.​nypost.​com/​p/​news/​local/​imf_​head_​in_​snit_​over_​lack_​of_​vip_​rimby0OZ7FsOYJEyUbmoeI, ça com­mence par « The IMF chief who al­le­gedly so­do­mi­zed a Man­hat­tan hotel maid », ce qui n’ap­pa­raît nulle part ailleurs, et sur­tout pas dans l’acte d’ac­cu­sa­tion, très pré­cis sur les gestes re­pro­chés (les mains aux seins, puis au minou et ten­ta­tive de for­cer la fel­la­tion). C’est dans le même ar­ticle que l’on trouve une af­fir­ma­tion selon la­quelle DSK se se­rait mon­tré ar­ro­gant vis-à-vis des po­li­ciers. Mais il s’agit d’un « té­moi­gnage » ano­nyme dont seul le jour­na­liste du NYP a eu connais­sance. Le po­li­cier sup­posé parle même du « French idiot », ce qui me pa­raît très mur­do­chien. Quoi qu’on en pense, DSK a « gau­chi » le com­por­te­ment du FMI (tout est re­la­tif) et Mur­doch ne doit pas le por­ter dans son cœur.

Sa­luki
18.05.2011 à 12:25

To so­do­mize n’a pas le même sens en état­su­nien lé­giste qu’en fran­çais. Il connote tout com­por­te­ment non “mis­sion­naire”.

J’ai me le titre du “Ca­nard”… sur 5 co­lonnes dans la lune ?

Edit: Ooops, grillé par 18 Scribe.

To­TheEnd
18.05.2011 à 13:16

Al­lons Smop, les mé­dias ici ou là-bas, c’est pa­reil. La dif­fé­rence, c’est qu’ici nos ex­tra­or­di­naires jour­na­listes ne font que poser des ques­tions “propres” comme “Penses-vous que ça car­rière est ter­mi­née?” ou en­core “Doit-il dé­mis­sion­ner?”. Poser des ques­tions aussi es­sen­tielles ça fait évi­dem­ment par­tie du de­voir d’in­for­ma­tion, pas du pauvre type à la re­cherche de po­lé­mique.

En tout cas, je ri­gole bien en voyant les gens au­tour de moi ici. A voir leur ré­ac­tion et leur ef­fa­re­ment, on di­rait que DSK était le pro­chain Mes­sie. Il al­lait ré­duire de moi­tié le chô­mage, ef­fa­cer la dette de 90%, éli­mi­ner la dé­lin­quance et fer­mer les cen­trales nu­cléaires en France… et tout ça après 2 ans de lé­gis­la­ture seule­ment!

Mo­dane
18.05.2011 à 13:41

Mes­sie, je ne sais pas, mais au moins comme pro­chain Pré­sident de la Ré­pu­blique Fran­çaise, oui!

Alors, le choc, bien sûr, est assez com­pré­hen­sible…

Chi­chille
18.05.2011 à 13:55

Zut ! Voilà que j’ai dou­ble­ment tort ! Un, je dé­couvre avec ra­vis­se­ment et grâce à Cuk que chez les amé­ri­cains on peut se so­do­mi­ser par la bouche, ce qui ne m’étonne pas de la part de pa­reils per­vers. Deux, sur­tout, en re­li­sant l’acte d’ac­cu­sa­tion, après l’énu­mé­ra­tion des crimes et dé­lits de pre­mier, se­cond et troi­sième de­grés (quand je dis que les amé­ri­cains sont per­vers !), je trouve : « the de­fen­dant en­ga­ged in oral sexual conduct and anal sexual conduct ». C’est em­bê­tant, je vais être obligé de m’ex­cu­ser au­près de Mur­doch.

Chi­chille
18.05.2011 à 15:34

Deuxième couche de cendres sur la tête : sur la fiche d’em­pri­son­ne­ment de DSK, on lit : 130.50 FB (SO­DOMY-1ST B Fe­lony)

lilou
18.05.2011 à 16:14

Ce qui me frappe est que DSK se dé­fend comme un cou­pable dans le sens que ses avo­cats at­tendent la pré­sen­ta­tion des in­dices ven­dredi pour don­ner leur ver­sion des faits. Ceci est très étrange, je veux dire un in­no­cent ne de­vrait pas avoir peur d’être contre­dit par les faits et sur­tout ce si­lence joue for­te­ment en dé­fa­veur de DSK ?

dj­trance
18.05.2011 à 16:29

Sur­tout qu’au début, il a nié les faits, puis a en­suite dit qu’il s’était passé quelque chose mais qu’elle était consen­tente, etc. Je m’ex­cuse, mais, on a beau dire, DSK n’est pas par­fait… Il a tenu des pro­pos to­ta­le­ment contra­dic­toires de­puis le début.

Quant aux USA, ils ont ré­cem­ment prou­vés avec Ben Laden qu’ils étaient in­ca­pables de dire la vé­rité (du pre­mier coup?), alors bon…

Guillôme
18.05.2011 à 16:43

Ceci est très étrange, je veux dire un in­no­cent ne de­vrait pas avoir peur d’être contre­dit par les faits et sur­tout ce si­lence joue for­te­ment en dé­fa­veur de DSK ?

Nul n’est censé igno­rer la loi mais il faut avouer qu’il est bien dif­fi­cile de la connaitre qui plus est quand ce n’est pas celle de son pays!

Bref, ap­pré­hen­der le sys­tème ju­di­ciaire amé­ri­cain avec ses re­pères eu­ro­péens n’a pas de sens. Quelque soit ou sera l’at­ti­tude de DSK, cela n’a pas de lien avec sa culpa­bi­lité “réelle” au sens moral du terme.

Quant à “in­no­cent” “faits” “contre­dit”… tout cela est loin d’être des no­tions ab­so­lues, tout est re­la­tif.

On peut très bien être cou­pable sur le plan de l’acte et in­no­cent sur le plan de la jus­tice (ou vice-versa).

Un petit exemple crous­tillant, si tu voles ta mère en France, qu’elle porte plainte et que tu re­con­naisses le vol, et bien tu ne risques rien : le vol au sein d’une fa­mille ne peut pas don­ner lieu à de pour­suites!

lilou
18.05.2011 à 16:54

Vous avez par­fai­te­ment rai­son, il y a une dif­fé­rence entre vé­rité ju­di­ciaire et vé­rité tout court. C’est pour­quoi je ne serai ja­mais avo­cat…

Iris
18.05.2011 à 17:37

Ima­gi­nons que DSK ait un contact dans l’hô­tel qui lui four­nit de temps à autre de la com­pa­gnie fé­mi­nine pour pas­ser un mo­ment ré­créa­tif. Ce jour-là, il passe com­mande puis se bi­chonne dans la salle de bain. Mais un bug sur­vient et là, c’est le drame! Car, en effet, c’est une femme de chambre lambda qui ar­rive, pen­sant que la chambre est vide. L’autre, croyant son des­sert ar­ri­ver, se jette des­sus.

Ce petit scé­na­rio me pa­raît plau­sible et ex­pli­que­rait pour­quoi quel­qu’un de sensé se re­trouve dans une telle mouise…

Tom25
18.05.2011 à 18:03

Oui en fin quand même, je pense que s’il y avait eu ce genre de qui­pro­quo DSK s’en se­rait rendu compte vu la ré­ac­tion de la femme. Ou alors il «com­mande» des femmes qui se dé­battent ? (enfin, pour l’ins­tant on ne sait pas si elle s’est dé­bat­tue).

To­TheEnd
18.05.2011 à 18:04

Ef­fec­ti­ve­ment, jolie ima­gi­na­tion et plau­sible mais en même temps, drôle de fan­tasme de de­man­der une femme en tenue de l’hô­tel dans le­quel on sé­journe…

Mo­dane
18.05.2011 à 19:02

Très cré­dible, je trouve, aussi!

In­connu
18.05.2011 à 19:34

Je me contente de consta­ter que l’évic­tion du chef du FMI tombe à un très bon mo­ment pour les Ta­zu­nis…

In­vite
18.05.2011 à 22:44

jolie ima­gi­na­tion et plau­sible mais en même temps, drôle de fan­tasme

Ce ne se­rait pas la pre­mière fois qu’un ban­quier fran­çaisau­rait des pro­blèmes à l’étran­ger à cause de son ima­gi­na­tion tort-tueuse.

Cela dit c’est plu­tôt co­hé­rent si le fan­tasme est la toute-puis­sance et l’ex­plo­sion du désir des femmes à la moindre de ses ap­pa­ri­tions.

zit
18.05.2011 à 22:48

Ah, oui, korbo, vrai­ment un sale type le pré­lat !

z (Iris, ça sonne juste ! je ré­pêêêêêêêêête : quand sort ton pro­chain roman ? ;o)

graf­fati
19.05.2011 à 08:21

Un volet de l’his­toire qui me fait mar­rer c’est l’homme po­li­tique de “gauche” qui se paye un suite à 3K $ la nuit…. Il doit va­che­ment bien com­prendre les dif­fi­cul­tés des gens tou­chés par les res­tric­tions bud­gé­taires im­po­sées par le FMI à la Grèce ou au Por­tu­gal…

Quant aux re­proches faits à la presse de ne pas avoir ré­vé­ler son “ap­pé­tit” avant… on au­rait traité les jour­na­listes de fouille- m….. C’est comme dans d’autres do­maines: ceux qui aver­tissent à l’avance sont des alar­mistes et en­suite ce sont des im­bé­ciles car ils n’ont rien dit alors qu’ils sa­vaient….

Mo­dane
19.05.2011 à 08:47

Graf­fati : Il faut vé­ri­fier vos infos. Vos ar­gu­ments sont af­fli­geants. Et faux. Une des rai­sons pour les­quelles ont pour­rait sus­pec­ter le com­plot est JUS­TE­MENT qu’il fa­vo­rise les pe­tits pays, au dé­tri­ments des grandes éco­no­mies. Et la suite était sur­clas­sée.

Pour le reste, comme di­sait mon père : “ON, c’est un con!” (dic­ton po­pu­laire).

graf­fati
19.05.2011 à 09:41

@ 37 Mo­dane. Mes ar­gu­ments sont faux ? ce ne sont pas des ar­gu­ments, c’est ce que je pense par rap­port à un cer­tain com­por­te­ment des po­li­ti­ciens “de gauche”… Mise à part leur com­pé­tence. c’est tout.

Je n’ai pas dit qu’il avait violé ou pas cette fille ou qu’il s’agis­sait ou pas d’un com­plot… je n’ai fait aucun com­men­taire là des­sus…

Mo­dane
19.05.2011 à 11:17

Ce qui me fait ti­quer, c’est l’idée qu’ il fau­drait être pauvre pour être de gauche? Marx était un bour­geois, et il ne dit pas qu’il faut que tout le monde soit pauvre?!

Anne Cuneo
19.05.2011 à 11:53

Ce qui me fait ti­quer, c’est l’idée qu’ il fau­drait être pauvre pour être de gauche? Marx était un bour­geois, et il ne dit pas qu’il faut que tout le monde soit pauvre?!

Quel débat vous lan­cez là, les amis! C’est toute la ques­tion de l’idéo­lo­gie (quelle qu’elle soit), com­ment elle se trans­met, com­ment elle est reçue, par qui, avec quelles consé­quences sur le com­por­te­ment des in­di­vi­dus dans l’im­mé­diat et quelles consé­quences his­to­riques à long terme. On en a pour un mo­ment, à mon avis.

Sa­luki
19.05.2011 à 12:43

@ Graf­fati : avant de pro­pa­ger des ra­gots sur le tarif des chambres du So­fi­tel, il suf­fi­rait d’en re­gar­der les ta­rifs ICIsi tu veux ré­ser­ver une chambre Luxury avec lit King Size… C’est une simple ques­tion d’éthique.

Je n’ai ja­mais payé plus de 400 $ la nuit avec la carte de fi­dé­lité…

Edit : Le tarif des suites, c’est ICI

Anne Cuneo
19.05.2011 à 14:47

@Sa­luki Merci d’avoir fait re­mar­quer qu’une suite au So­fi­tel de New York SANS carte de fi­dé­lité coûte en­vi­ron 640-680 fr. suisses – très très loin des 3’000 dont il était ques­tion. Chambre Luxury au même prix. De quoi faire appel à l’es­prit cri­tique.

Quoi? En plus des ques­tions idéo­lo­giques???

OK, je sors ;–(

dpesch
19.05.2011 à 18:29

D’après Li­bé­ra­tion : “Et pen­dant ce temps-là, un porte-pa­role du FMI pré­cise que Do­mi­nique Strauss-Kahn, a lui-même payé sa­medi sa chambre à l’hô­tel So­fi­tel de New York, qui lui a coûté 525 dol­lars.”

En plus, il est dit que la ré­ser­va­tion de DSK au­rait été sur­clas­sée car cette suite était in­oc­cu­pée !

Je ne sais pas ce que DSK a fait ou non, mais pour l’ins­tant il n’est pas cou­pable, donc : pré­sumé in­no­cent ! Si on peut prou­ver qu’il a eu un com­por­te­ment contraire à la loi, il sera condamné et se sera nor­mal. Mais ne le lyn­chons pas avant un ju­ge­ment en bonne et due forme !

Mo­dane
19.05.2011 à 22:00

DSK li­béré sous cau­tion!

Anne Cuneo
19.05.2011 à 22:26

Drôle de li­bé­ra­tion: bra­ce­let élec­tro­nique et garde armé!

To­TheEnd
20.05.2011 à 07:29

Et alors, il est tout de même libre… Le juge au­rait quand même du l’in­ter­dire d’ho­tel, on ne sait ja­mais…

graf­fati
20.05.2011 à 08:32

@ Sa­luki, ton prix est pour une chambre su­pé­rieure … et non une suite… Mais bref OK la suite ne doit pas être à 3K, même si le prix n’est pas ac­ces­sible sur le site…

Alors au­tant pour moi… mea culpa, j’ai ten­dance à croire les infos trans­mises par la presse… J’ai tort je sais… il fau­drait TOUT vé­ri­fier de ce qui est écrit dans les jour­naux…

@ Anne 46 … et à ses frais le garde… enfin, il pa­raît… ( ats )

…je suis déjà sorti…

graf­fati
20.05.2011 à 10:18

@ 49 Mo­dane.

J’ai hé­sité à ré­pondre à ce com­men­taire… à quoi bon…

Mais vu qu’on me re­proche de ne pas vé­ri­fier mes sources et de pro­pa­ger des fausses in­for­ma­tions, j’ai­me­rais juste pré­ci­ser que je n’ai ja­mais dit ou pré­tendu qu’il fal­lait être “pauvre” (no­tion à géo­mé­trie très va­riable..) pour être de gauche. J’ai juste émis une po­si­tion per­son­nelle… c’est tout. C’est MON sen­ti­ment, je ne de­mande à per­sonne de le par­ta­ger et je res­pecte tout autre avis sur la ques­tion…

Donc soyez co­hé­rent et ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, vu que vous sem­blez bien at­ten­tif à ne pas dé­for­mer la vé­rité.

Sa­luki
20.05.2011 à 16:14

Non, Graf­fati, il faut cli­quer sur “suite” pres­qu’en bas de la page.

Bon on ne va pas y pas­ser la nuit, hein ?
Je suis en train de vous faire une hu­meur sur l’ar­ro­sage goutte à goutte des plantes en va­cances. Rien à voir avec ce sujet, donc.

dpesch
20.05.2011 à 16:18

Et alors, il est tout de même libre…

À quoi va res­sem­bler la vie de DSK en ré­si­dence sur­veillée ?

Voir Le site du Fi­garo

To­TheEnd
20.05.2011 à 16:41

C’est tou­jours mieux que vivre dans 7 à 9m2, petit dej à 6h30, dej à 12h, diner à 18h et ex­tinc­tion des feux à 22h avec chan­ge­ment de slip tous les 2 jours et 4 ou 7 jours pour les autres fringues.

dpesch
20.05.2011 à 16:57

D’ac­cord, ses condi­tions de vie vont s’amé­lio­rer, mais on ne peut pas dire qu’il soit libre !

C’est beau­coup plus cher, aussi ! Mais bon, il sem­ble­rait qu’il ait les moyens.

Tom25
20.05.2011 à 18:48

C’est cher oui, mais ce n’est qu’une cau­tion. J’en pro­fite pour de­man­der confir­ma­tion : Quand on verse une cau­tion, on la ré­cu­père dès que le pro­cès est ter­miné. Soit on est cou­pable et on ré­cu­père sa cau­tion si on se met à dis­po­si­tion de la jus­tice et qu’on purge sa peine en pri­son. Soit on est in­no­cent et on la ré­cu­père éga­le­ment. Le seul cas où on ne ré­cu­père pas son ar­gent c’est si on se sauve, c’est bien ça ?

To­TheEnd
20.05.2011 à 20:33

Si tu es re­connu non cou­pable, oui, tu ré­cu­pères moins les frais. Par contre, si tu es cou­pable, cette somme ser­vira à payer l’amende… Plus les frais (en plus de la peine de pri­son).

Pen­dant ce temps là, on tue tran­quille­ment en Syrie… 34 vi­si­ble­ment pour au­jour­d’hui, c’est plus qu’à Fu­ku­shima mais ça fait moins peur. A ce stade, ce qui m’in­quiete vrai­ment: c’est de quel cou­leur est le PQ que DSK aura dans sa ré­si­dence. J’es­père que les mé­dias au­ront cette info car c’est le seul truc qui nous manque à ce stade.

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