Qua­rante ans!

Pour cette chro­nique, j’étais parti bille en tête sur le sujet. Puis, pris de scru­pules, je l’avais aban­donné, me di­sant qu’après tout, il n’in­té­res­se­rait qu’une par­tie in­fime des lec­teurs de Cuk.

Et puis, en conti­nuant à me do­cu­men­ter à titre per­son­nel, une phrase d’ Ein­stein s’est pro­gres­si­ve­ment im­po­sée à mon es­prit : “ Seules deux choses sont in­fi­nies : l’uni­vers et la bê­tise hu­maine. En ce qui concerne l’uni­vers, je n’en suis pas en­core tout à fait sûr.”

Et c’est vrai que plus j’ai lu, plus je me suis de­mandé pour­quoi, avec toutes les consé­quences po­ten­tielles, une so­ciété peut cou­rir à la ca­tas­trophe mal­gré des in­di­ca­teurs cer­tains et alors que les so­lu­tions ne se­raient ni gê­nantes, ni ré­vo­lu­tion­naires au point de la mettre en dan­ger.

Je vous ra­conte l’his­toire…

Ge­nèse…

Pour ceux qui nous ont lu du­rant cet été, il était ques­tion d’un voyage en Bre­tagne, d’un pas­sage à Binic, en Côtes d’Ar­mor, d’une pro­me­nade sur une digue dé­li­mi­tant une Manche su­perbe d’une éten­due gluante, verte et gé­la­ti­neuse : la même mer en­va­hie par les ulves, au­tre­ment dit les algues vertes.

Les ulves ne sont nor­ma­le­ment pas des fléaux. Elles sont même plu­tôt jo­lies, et co­mes­tibles. On les ap­pelle aussi les lai­tues de mer. Mais comme les mé­duses gra­ciles se trans­forment en vif désa­gré­ment lors­qu’elles sont en sur­nombre, les ulves, do­pées par les re­jets de ni­trates, se ra­massent à la pelle, que dis-je, à la tonne, sur les plages à cou­rants faibles, à la sai­son d’été.

Elles se ra­massent , à ce jour, même à la pel­le­teuse, les mu­ni­ci­pa­li­tés n’ayant pas d’autres biais pour en dé­bar­ras­ser leurs plages, mo­teurs de leur éco­no­mie.

Pour moi, pa­ri­sien bre­ton ponc­tuel, la dé­cou­verte de la chose fut un choc. Sur le coup, j’ai cru à une in­fes­ta­tion dûe à des condi­tions par­ti­cu­lières. Et désa­gréable, le amas, car les algues échouées dans les en­droits peu ac­ces­sibles aux en­gins de ter­ras­se­ment, comme les ro­chers ou les va­sières, dé­gagent une odeur réel­le­ment nau­séa­bonde, mé­phi­tique, si vous pré­fé­rez, en se dé­com­po­sant. Très net­te­ment de quoi vous gâ­cher le sé­jour!… Mais s’il n’y avait que çà…

Perspective2.jpg

Ar­ticle…

Donc, je parle sur Cuk de cette belle na­ture, des algues, et nous com­men­çons à échan­ger sur le sujet dans les com­men­taires. Et qu’ar­rive-t-il alors, le der­nier com­men­taire paru? Un en­tre­fi­let dans un jour­nal local : un ca­va­lier se ba­la­dant sur la plage em­bourbe son che­val dans une fon­drière. Le che­val n’en sor­tira pas vi­vant, as­phyxié, fou­droyé en deux mi­nutes par les gaz de dé­com­po­si­tion. Le ca­va­lier, lui, n’en ré­chap­pera que par mi­racle, ré­cu­péré du bout d’un godet de pel­le­teuse par un em­ployé mu­ni­ci­pal tra­vaillant un peu plus loin.

Évi­dem­ment, le ca­va­lier, remis, porte plainte. Com­ment? On peut mou­rir d’algues vertes dans la dou­ceur de l’été? Oui. Lé­gi­time, donc…

Le pro­blème est que, su­bi­te­ment, le maire de la com­mune, bien que pes­tant de longue date contre le pro­blème, se voit mis en cause en tant que pre­mier of­fi­cier de jus­tice, res­pon­sable qu’il est d’une si­tua­tion contre la­quelle il s’épuise à lut­ter, en com­pa­gnie des ses col­lègues of­fi­ciers mu­ni­ci­paux des com­munes du lit­to­ral bre­ton.

Il y eut alors mo­bi­li­sa­tion de sou­tien au maire. Im­por­tante. Suf­fi­sam­ment pour que le pre­mier Mi­nistre se dé­place et y aille de sa dé­cla­ra­tion d’in­ten­tion dans cette si­tua­tion d’ur­gence. Je ne ju­ge­rai pas de ce qu’il an­nonça lors de ce dé­pla­ce­ment. Comme tous les amou­reux de la Bre­tagne, j’at­tends de voir. Et là n’est pas mon pro­pos.

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Alors?….

Ce qui m’a vrai­ment étonné, c’est qu’à ce mo­ment, on a vu éclore dans la presse ré­gio­nale au­tant que na­tio­nale ar­ticles et dos­siers, éclai­rant des faits-di­vers dont on n’avait pas noté l’im­por­tance d’un jour nou­veau.

Et qu’avons-nous dé­cou­vert?… D’abord, un nombre d’ac­ci­dents si­dé­rant. On trouve en vrac des ou­vriers mu­ni­ci­paux pré­sen­tant des cé­ci­tés ponc­tuelles, des ma­laises, et aussi des comas, des mort de chiens, des ma­laises de jog­gers, le der­nier étant l’ac­ci­dent de ce ca­va­lier, dans un in­ven­taire à la Pré­vert mor­bide dont per­sonne, à chaque mo­ment, n’était dupe, mais qu’on a taxé de ru­meurs et vite ou­blié, sans consi­dé­rer l’en­semble, pour­tant im­pres­sion­nant.

On trouve aussi, dans L’Ex­press, une chro­no­lo­gie ébou­rif­fante re­mon­tant qua­rante ans en ar­rière ( qua­rante! ) où on s’aper­çoit que non seule­ment le pro­blème est connu, mais que la cause en est ca­rac­té­ri­sée, mon­trée du doigt à tous les éche­lons de la so­ciété fran­çaise, avec des as­so­cia­tions mé­pri­sées, des lois et des rè­gle­ments contour­nés, des in­jonc­tions eu­ro­péennes né­gli­gées.

Qua­rante ans, donc, qu’on se joue de la sa­lu­brité pu­blique, de l’en­vi­ron­ne­ment, des ci­toyens, des élus, de l’Eu­rope. Qua­rante ans de joyeux fou­toir de ré­pu­blique ba­na­nière!…

Qua­rante ans pour qu’en­fin cer­tains serrent les fesses et se rap­pellent, dans un ré­flexe gé­né­ral de sur­vie po­li­tique, que ces algues ont bé­né­fi­cié d’une sur­ali­men­ta­tion per­ma­nente en ni­trates qu’on au­rait pu mo­dé­rer ou trai­ter avant dis­si­pa­tion, que ces algues au­raient pu être re­cy­clées en en­grais na­tu­rels, qu’on au­rait pu les ra­mas­ser en mer avant qu’elles s’échouent et de­viennent des pièges po­ten­tiel­le­ment mor­tels. Enfin… des so­lu­tions qui au­raient pu évi­ter ces mises en dan­ger ré­cur­rentes et ces dénis de res­pon­sa­bi­lité ou de simple ci­toyen­neté en pal­liant pro­gres­si­ve­ment le pro­blème.

Je ne suis pas éco­lo­giste, enfin, pas plus que quel­qu’un né à la cam­pagne. Je n’ai pas l’âme mi­li­tante; je ne re­garde de la po­li­tique qu’au tra­vers des ac­tions des hommes. Mais là!… Là!… C’est vrai­ment se foutre de la gueule du monde.

Qui donc, de réel­le­ment res­pon­sable, peut croire qu’on peut conti­nuer, de nos jours, à dé­ve­lop­per une na­tion sur un mo­dèle éco­no­mique fai­sant pri­mer le pro­fit sur la qua­lité de vie de ses ci­toyens, al­lant jus­qu’à mettre en péril la pé­ren­nité même de la vie sur son sol et des éco­sys­tèmes les plus tri­viaux? Nos élites en sont-elles vrai­ment?

Ni­trates, phta­lates, PCB, xé­noes­tro­gènes, ef­fluents de dé­gra­da­tion des plas­tiques? Tous les ac­teurs de la so­ciété in­dus­trielle, sec­teur par sec­teur, ont connais­sance des pro­blèmes posés par leur ac­ti­vité, ne se­rait-ce qu’en termes de ma­la­dies pro­fes­sion­nelles. Ne pas faire cou­rir de risque in­utile sous pré­texte de pro­fit, là se­rait la pre­mière ci­toyen­neté. Là est le pre­mier manque.

Si un po­li­tique ne va pas éva­luer et gérer ce qui va à coup sûr nuire à la santé et au bien être de la com­mu­nauté, avant d’éplu­cher les chiffres du PIB ou du com­merce in­ter­na­tio­nal, alors à mon sens il faillit à son man­dat, car là est le deuxième pas ci­toyen, et là, le deuxième manque. On élit pour la Vie, pas pour le com­merce, même si ce­lui-ci a tou­jours été le mo­teur pri­mor­dial de dé­ve­lop­pe­ment.

Ar­ticle 19 de la consti­tu­tion fran­çaise : « Tout in­di­vidu a droit à la li­berté d’opi­nion et d’ex­pres­sion, ce qui im­plique le droit de ne pas être in­quiété pour ses opi­nions et celui de cher­cher, de re­ce­voir et de ré­pandre, sans consi­dé­ra­tions de fron­tières, les in­for­ma­tions et les idées par quelque moyen d’ex­pres­sion que ce soit. »

Il y a ici un mau­vais li­bellé qu’il fau­drait rec­ti­fier. Car ce ne de­vrait pas être un droit, mais un de­voir, avec de­voir ré­ci­proque d’en­tendre pour l’in­ter­lo­cu­teur! Ce se­rait le troi­sième pas ci­toyen, outre la carte d’élec­teur. À quand les idées avec ac­cusé de ré­cep­tion?

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, le 2 septembre 2009

24 com­men­taires
1)

ar­cheos
02.09.2009 à 07:31

J’avais lu un ar­ticle dans Ca­pi­tal, fin des an­nées 90. Le pro­blème étant connu, l’Eu­rope et l’État fran­çais ac­cordent des sub­ven­tions aux éle­veurs de porc pour construire des sta­tions d’épu­ra­tion (une par éle­vage) avec bas­sins de dé­can­ta­tion et tout, et tout.

Qu’ar­riva-t-il ? les éle­veurs, pres­su­rés par les ache­teurs (avec en bout de ligne les grandes sur­faces), ont uti­lisé les sub­ven­tions pour agran­dir leurs éle­vages. Les pré­fets n’ont rien dit (dé­ve­lop­pe­ment de l’éco­no­mie, sec­teur tou­jours en dif­fi­culté) ; bi­zar­re­ment, l’Eu­rope qui est ca­pable de de­man­der le rem­bour­se­ment d’une sub­ven­tion cinq ans après uti­li­sa­tion et de cou­ler ainsi des as­so­cia­tions d’uti­lité pu­blique, en ayant changé les règles de contrôle en­tre­temps, n’a rien dit.

2)

THG
02.09.2009 à 08:21

L’an­née der­nière, je suis re­tourné voir Cap-Coz, le lieu de mes pre­mières va­cances en Bre­tagne avec mes filles. Je me sou­ve­nais de la belle plage propre et bien en­tre­te­nue… Ce fut un choc : elle était cou­verte d’algues vertes, l’eau en était noire, sans par­ler de la noria de bull­do­zers et de tom­be­reaux.

Etant logé par quel­qu’un of­fi­ciant dans les mi­lieux agri­coles, j’ai très vite com­pris pour­quoi on en était ar­rivé là. Ce qu’on ou­blie de dire, c’est que les au­to­ri­tés lo­cales, à tous les ni­veaux, sont des re­pré­sen­tants élus éga­le­ment issus du mi­lieu agri­cole.

Les consi­dé­ra­tions éco­lo­giques – ou de simple bon sens – n’ont, semble-t-il, au­cune chance d’abou­tir face à ce qui semble bien être une mafia de la pro­duc­tion in­ten­sive.

3)

jean­bi­nus
02.09.2009 à 08:59

Merci pour cet édi­fiant ar­ticle. Sur le coup, je ne sais pas qu’écrire, tant cette si­tua­tion est em­blé­ma­tique du tou­jours plus de la même chose. Ef­frayant.

4)

alec6
02.09.2009 à 09:13

Bel ar­ticle Mo­dane, très bien écrit de sur­croît (à un néo­lo­gisme près…). Merci.

Qui donc, de réel­le­ment res­pon­sable, peut croire qu’on peut conti­nuer, de nos jours, à dé­ve­lop­per une na­tion sur un mo­dèle éco­no­mique fai­sant pri­mer le pro­fit sur la qua­lité de vie de ses ci­toyens, al­lant jus­qu’à mettre en péril la pé­ren­nité même de la vie sur son sol et des éco­sys­tèmes les plus tri­viaux? Nos élites en sont-elles vrai­ment?

Bonne ques­tion. A lire cer­tains jour­na­listes comme ré­cem­ment sur in­ter­net, j’ai une pe­tite idée de ceux qui conti­nuent à col­por­ter ces idées(dé­lé­tères au final) tel Eric Le Bou­cher et autre afi­cio­na­dos de la crois­sance pour la crois­sance, piaf­fant d’im­pa­tience au re­tour de celle ci, sa­li­vant, ba­vant de­vant la crois­sance tou­jours au ren­dez vous de la Chine de l’Inde et consort. Pria­pisme à tous les étages !

Je n’en cite qu’un par bonté d’âme en­vers les autres (At­tali ?), mais la liste est longue, de jour­na­leux, de po­li­tiques de touts bords et de toute obé­dience, ré­cla­mant, qui la re­lance, qui la crois­sance, qui le pou­voir d’achat, qui le bon­heur par l’avoir… “J’ai donc je suis” est la base line flam­boyante de notre belle ci­vi­li­sa­tion éclai­rant (merci Nou­garo) en lettres au néon, le néant de nos exis­tences.

6)

be­noit
02.09.2009 à 10:29

Les consi­dé­ra­tions éco­lo­giques – ou de simple bon sens – n’ont, semble-t-il, au­cune chance d’abou­tir face à ce qui semble bien être une mafia de la pro­duc­tion in­ten­sive.

Sans comp­ter les consi­dé­ra­tions pu­re­ment po­li­ti­ciennes. Ces gens là ne vou­draient sur­tout pas perdre les voix de ces élec­teurs, sur­tout à quelques mois d’élec­tions ré­gio­nales im­por­tantes ! L’éco­lo­gie face à celà de­vient le cadet de leurs sou­cis

7)

Mo­dane
02.09.2009 à 10:34

J’avoue que ce qui m’ef­fraie le plus, dans cette si­tua­tion, c’est la pré­ser­va­tion for­ce­née d’un mode de vie qui s’avère, avec preuves tan­gibles, nui­sible à notre es­pèce. Il ne s’agi­rait pas de ré­vo­lu­tion­ner, mais d’ai­guiller la tech­no­lo­gie vers la simple sur­vie.

8)

alec6
02.09.2009 à 11:38

Bonne re­marque Mo­dane(7), toutes les so­lu­tions tech­niques existent au­jour­d’hui pour ré­gler nos pro­blèmes en­vi­ron­ne­men­taux et éner­gé­tiques, sans ex­cep­tion au­cune. Pour­quoi toutes ? Parce que le pro­blème n’est pas tech­nique (mé­ca­nique, chi­mique, bio­lo­gique…), le pro­blème est po­li­tique, au sens le plus large de ce mot. C’est une ques­tion de prise de conscience et de choix. Or le pre­mier choix à faire est d’aban­don­ner notre façon de vivre ac­tuelle, de chan­ger de pa­ra­digme comme on dit pour faire bien.

Soit nous or­ga­ni­sons la mu­ta­tion, soit nous la su­bis­sons (consé­quence des pics de pro­duc­tion des ma­tières pre­mières nous in­ter­di­sant de facto une quel­conque re­lance de l’éco­no­mie par la crois­sance) à nos risques et pé­rils éco­no­miques et so­ciaux.

Mais pour ce faire il faut l’or­ga­ni­ser à grande échelle et ces­ser de culpa­bi­li­ser le pékin de base qui ne trie pas, laisse cou­ler l’eau en se la­vant les dents et n’uti­lise pas d’am­poules basses conso (vaste blague au pas­sage…).

Il est bien sûr plus fa­cile de se dé­bar­ras­ser du pro­blème en culti­vant l’idée que la tech­nique nous sau­vera, que les so­lu­tions existent peut-être mais que des mé­chants in­dus­triels les gardent bien au chaud dans leurs ti­roirs ou que des lob­bies ap­puient dans un sens plu­tôt que dans un autre. Tant que l’éner­gie de coû­tera rien, nous conti­nue­rons de cette façon, tant que l’on sub­ven­tion­nera ici ou là l’agri­cul­ture oc­ci­den­tale tra­di­tion­nelle (en­grais, mo­no­cul­ture, sur­pro­duc­tion) au dé­tri­ment des agri­cul­tures rai­son­nées (BRF, semi di­rect sous cou­vert, etc.), les trans­ports rou­tiers (qui ne payent pas les routes qu’ils em­pruntent ou si peu – les au­to­routes – à la dif­fé­rence du trans­port fer­ro­viaire qui in­clue la to­ta­lité des in­fra­struc­tures) ou aé­riens (le ké­ro­sène n’est pas taxé), RIEN ne chan­gera. Les plages bre­tonnes, nor­mandes et autres se­ront en­va­hies d’algues vertes et sa­lo­pe­ries va­riées pour long­temps en­core…

9)

Mar­co­li­vier
02.09.2009 à 12:12

Merci pour cet ar­ticle qui com­plète bien la belle poé­sie d’il y a quelque se­maine sur la Bre­tagne.

De mon point de vue suisse, il me semble qu’en gé­né­ral, il ne faut rien at­tendre de l’Etat (par­ti­cu­liè­re­ment lors­qu’il est dis­tant et puis­sant), ce der­nier ayant pris l’ha­bi­tude de s’oc­cu­per avant tout de leur propre bien, de flat­ter les puis­sants, in­dus­triels, fi­nan­ciers ou po­li­tiques, et de cal­mer le pé­quin en lui don­nant sub­ven­tions, aides so­ciales (et ré­pres­sion?).

Mais rien n’est perdu pour au­tant, pour au­tant que les gens de bonnes vo­lon­tés se mo­bi­lisent, s’en­gagent, même si c’est gra­tui­te­ment, même si en prin­cipe ce se­rait le rôle de … l’Etat, ou d’as­so­cia­tions, ou du voi­sin, même si ce n’est pas très gra­ti­fiant, ou que c’est chiant et fa­ti­guant. C’est du moins comme cela que de­vrait fonc­tion­ner, à mon avis, une so­ciété dont le corps so­cial n’est pas en état de dé­com­po­si­tion, pro­dui­sant son propre H2S et s’étouf­fant lui-même (ie. cha­cun pour soi; pas mon pro­blème; quel­qu’un d’autre le fera; merde mon film; qu’elle avorte; si ce n’est pas moi ce sera un autre, alors; pas vu pas pris; etc. qu’on connaît trop bien).

Ceci est un appel à l’en­ga­ge­ment per­son­nel, comme nous le té­moigne le pa­tron d’ici-même. N’at­ten­dons pas un hy­po­thé­tique salut mais pre­nons dès au­jour­d’hui notre des­tin en main, car in­di­vi­duel­le­ment, c’est pos­sible de faire une dif­fé­rence. Et pour les scep­tiques, je leur conseille de voir le film 12 Angry Men.

Guillôme
02.09.2009 à 14:28

Tous les ac­teurs de la so­ciété in­dus­trielle, sec­teur par sec­teur, ont connais­sance des pro­blèmes posés par leur ac­ti­vité, ne se­rait-ce qu’en termes de ma­la­dies pro­fes­sion­nelles. Ne pas faire cou­rir de risque in­utile sous pré­texte de pro­fit, là se­rait la pre­mière ci­toyen­neté. Là est le pre­mier manque.

Sauf que les ac­teurs de la so­ciété in­dus­trielle ne sont que le re­flet de nous même et de notre com­por­te­ment.

Ces­sons, de dire à qui mieux mieux, d’un doigt ac­cu­sa­teur, que fait le po­li­tique, que fait telle en­tre­prise… Mais plu­tôt que fai­sons-nous? Nous sommes la cause de ces maux en vou­lant moins cher, en plus ci ou moins ça.

Moi-même en ache­tant un iPod fa­bri­qué en Chine, je sais que je nourri un sys­tème hi­deux d’ex­ploi­ta­tion de l’être hu­main par mon égoïsme consu­mé­riste de même avec l’achat d’un iPhone, je contri­bue à l’ex­ploi­ta­tion hu­maine!

C’est triste mais j’en ai au moins conscience. La pro­chaine étape est de réus­sir à ar­rê­ter d’ache­ter des pro­duits issus de l’ex­ploi­ta­tion hu­maine…

La réa­lité est dur à ac­cep­ter, mais quand on voit la pol­lu­tion, le pro­fit pour le pro­fit… c’est le ré­sul­tat de nos actes que l’on re­garde!

Pour que la so­ciété change, c’est nous qui de­vons chan­ger, pas la so­ciété. C’est pas gagné, je suis moi-même un très mau­vais élève, mais cette idée là, on en par­lait même pas il y a 20 ans.

To­TheEnd
02.09.2009 à 14:31

Au­to­ma­ti­que­ment, qui dit man­dat po­li­tique dit vi­sion court terme.

Mais pour qu’il y est des élus, il faut des élec­teurs et qui dit élec­teur dit ma­caque lambda qui veut croire à ce qu’on lui dit (il est très naïf et idiot l’élec­teur).

For­cé­ment, ces deux es­pèces sont faites pour co­exis­ter un bon mo­ment.

A ce stade, je ne peux m’em­pê­cher de re­prendre ces mots:

Parce que le pro­blème n’est pas tech­nique (mé­ca­nique, chi­mique, bio­lo­gique…), le pro­blème est po­li­tique, au sens le plus large de ce mot. C’est une ques­tion de prise de conscience et de choix. Or le pre­mier choix à faire est d’aban­don­ner notre façon de vivre ac­tuelle, de chan­ger de pa­ra­digme comme on dit pour faire bien.

Que c’est drôle. Ce n’est pas ça le pro­blème mais c’est tel­le­ment plus fa­cile de poin­ter les autres. Le pro­blème, il est dé­mo­gra­phique. Quelques ma­caques qui consomment trop ou pol­luent trop ce n’est pas grave. Par contre, trop de ma­caques qui consomment trop ou pol­luent trop, c’est ça le pro­blème.

A l’évi­dence, nous ne somme pas ca­pables de ré­gler nos pro­blèmes éco­lo­giques car il y a trop d’in­té­rêts ou plu­tôt, per­sonne ne veut re­non­cer à son mode de vie.

Vu qu’on de­vrait ou devra ac­cueillir des mil­lions de per­sonnes dans les dé­cen­nies à venir à cause de tous les mal­heurs du monde, ne fau­drait-il pas com­men­cer par li­mité les nais­sances et le droit à pro­créer?

Non? Ben tant pis, conti­nuons ainsi, le mur est en­core loin.

T

alec6
02.09.2009 à 14:46

T, tu ne chan­ge­ras pas ! tou­jours aussi agres­sif et mé­pri­sant. De ce côté ci de la fron­tière trai­ter qq de ma­caque est un tan­ti­net mé­chant et ra­ciste. Mais ce que j’en dis…

Par ailleurs je suis d’ac­cord avec toi sur le man­dat po­li­tique et la li­mi­ta­tion des nais­sances, mais sur­tout, sur­tout ne me ren­voie pas à la tronche comme à ta grande ha­bi­tude que j’en ai trois et que gna gna gna… Le pa­tron d’ici en à cinq, qui dit mieux ! Je vais en ar­ri­ver à croire que tu es frus­tré de ne pas en avoir… n’est-ce pas ?

Tu n’as donc pas d’en­fant ? tant mieux car comme di­rait Cio­ran :“Les en­fants que tu n’au­ras pas ne pour­ront connaître le bon­heur de ne pas t’avoir pour père”

To­TheEnd
02.09.2009 à 15:23

Al­lons, al­lons, je ne suis pas aussi agres­sif et mé­pri­sant que toi… je ne poste pas (comme tu l’as fait) tes an­ciennes faillites ou je ne sais quoi qui n’ont rien à voir avec le sujet sous pré­texte que nous ne sommes pas d’ac­cord sur quelque chose.

C’est très joli de pointé Fran­çois mais lui n’est pas sys­té­ma­ti­que­ment ici en train de sor­tir tou­jours les mêmes ti­rades et tou­jours poin­ter la faute sur les autres. C’est toi qui traite ceux qui veulent une grosse voi­ture de “mi­nables”. C’est en­core toi qui cite comme “base line” le néant de notre exis­tence. C’est aussi toi qui dit après 103 mes­sages sur un sujet (Home) que tu n’as pas vu (de qui se moque-t-on?) que ce film est “est to­ta­le­ment in­sup­por­table de miè­vre­rie et de phi­lo­so­phie de bazar”. Etc.

Et tu me trouves agres­sif et mé­pri­sant? Mais non, je me per­mets sim­ple­ment de te re­tour­ner la fange que tu étales à lon­gueur de temps mais sur un sujet qui te convient moins…

T

PS: nous sommes tous des des­cen­dants du ma­caque (ou plus pré­ci­sé­ment, nous sommes cou­sins)… libre à toi de pen­ser que c’est mé­chant ou ra­ciste.

Mo­dane
02.09.2009 à 15:28

>11, 12

Alec6 : Ne t’énerve pas! C’est une ana­lo­gie! Un peu bru­tale, mais bon… Je ne pense pas que quel­qu’un d’un peu évo­lué puisse trai­ter ses congé­nères hu­mains de ma­caques. Sauf peut-être Des­mond Mor­ris? 😉

TTE : Met ton cli­gno­tant 50m avant quand tu com­pares! Tu risques l’ac­ci­dent de qui­pro­quo! 🙂

Guillôme, Mar­co­li­vier : Je suis d’ac­cord. Ré­duire la consom­ma­tion est une dé­ci­sion per­son­nelle; et cela ne veut pas dire ré­gres­ser. C’est une dé­ci­sion dif­fi­cile, mais avons-nous en­core une al­ter­na­tive?

Merci à tous!

Oka­zou
02.09.2009 à 16:02

Une pe­tite ra­fale pour cal­mer un pré­ten­tieux.

On ima­gine très bien To­TheEnd s’au­to­dé­si­gnant mâle do­mi­nant chez les ma­caques ; en­core fau­drait-il qu’il par­vienne à se do­mi­ner lui-même et il est loin du but.

« Au­to­ma­ti­que­ment, qui dit man­dat po­li­tique dit vi­sion court terme. »

Cette « ana­lyse » est ty­pique d’un gars qui ne sait pas de quoi il parle. Si To­TheEnd par­ti­ci­pait à une struc­ture so­ciale en rap­port avec, d’un côté, les ci­toyens, de l’autre le pou­voir po­li­tique, il sau­rait, il sau­rait for­cé­ment que le moyen terme est l’ob­jec­tif le plus cou­rant. Un ob­jec­tif à plu­sieurs an­nées forme la norme. Pour ce qui est des grandes dé­ci­sions à l’échelle pla­né­taire, c’est la même chose. Le fait que des dé­ci­sions tardent à venir par­fois tient à ce qu’avan­çait alec6-4 et qui consti­tue ta phi­lo­so­phie et celle des tes amis « li­bé­raux » qui consiste à viser l’avoir plu­tôt que l’être, To­TheEnd.
Mettre ses forces et ses ta­lents au ser­vice de l’ac­qui­si­tion de biens plu­tôt qu’a « la construc­tion de soi », c’est ce qui fait dif­fé­rence entre le ma­caque li­bé­ral et l’homme en de­ve­nir. Les consé­quences de cette faute de choix, on les constate au­jour­d’hui de ma­nière fla­grante dans tous les do­maines où ces non-pen­sants/ul­tra-pos­sé­dants au nom­bril in­fi­ni­ment dé­ve­loppé ont pu sévir ces 30 der­nières an­nées. La pen­sée courte, c’est chez « ces gens-là » qu’on l’ob­serve et To­TheEnd en porte l’éten­dard avec fierté.

« ne fau­drait-il pas com­men­cer par li­mité les nais­sances et le droit à pro­créer? »

Là, on sait de qui tu parles. Tu vises né­ces­sai­re­ment les pays les plus pauvres à forte po­pu­la­tion puisque les so­cié­tés re­pues, comme la nôtre, ne se re­pro­duisent plus. Mais l’homme a des droits et seule sa rai­son peut le pous­ser à choi­sir de se re­pro­duire moins. Choi­sir.

Et comme le rap­pelle alec6- 8 : « Soit nous or­ga­ni­sons la mu­ta­tion, soit nous la su­bis­sons. » Mais mu­ta­tion il doit y avoir et mu­ta­tion il y aura.

Tom25
02.09.2009 à 20:43

“Les en­fants que tu n’au­ras pas ne pour­ront connaître le bon­heur de ne pas t’avoir pour père.”

J’en ai cré­pis mon écran de pos­tillon !!! Elle est super bonne, je ne connais­sais pas, je la res­sor­ti­rai.
Note : Ce n’est pas que ça s’adresse à TTE ou a un autre qui m’a fait rire, c’est la phrase en elle-même.

Mo­dane, je ne te re­mer­cie­rai pas pour cet in­té­res­sant ar­ticle car j’en suis tout énervé (heu­reu­se­ment qu’Alec6 m’a bien fait ri­golé).

Mais tout de même, j’ai du mal à com­prendre qu’il n’y ait pas plus de pro­cès que ça contre les hommes po­li­tiques qui prennent ma­ni­fes­te­ment des po­si­tions dan­ge­reuses. Re­mar­quez qu’il y a eu le pro­cès du sang conta­miné en France, et qu’au vu du ré­sul­tat, c’est à se de­man­der si c’était la peine de perdre son temps à faire un pro­cès.

Merci pour cet ar­ticle Mo­dane.

Der­nière note : Si ça se trouve, TTE il a plus de gosses que nous tous réunis alors …

alec6
02.09.2009 à 21:23

Heu… à pro­pos de sang conta­miné, je connais des per­sonnes ayant été trans­fu­sées à cette époque là et qui ne sont plus ici pour en par­ler. Dis­cou­rir sur la né­ces­sité ou non de faire un pro­cès est une autre his­toire, j’en conviens.

De­meure le pro­blème de la res­pon­sa­bi­lité des mul­tiples pro­ta­go­nistes, po­li­tiques, in­dus­triels, ban­quiers, tra­ders, ou simple chauf­feur de lo­co­mo­tive (!), que ce soit pour le sang ou les plages conta­mi­nées… Je n’ai pas de ré­ponse toute faite, mais il y a né­ces­sité avant tout à conser­ver une dé­mo­cra­tie, une re­pré­sen­ta­ti­vité réelle (c’est un autre débat, sur­tout en France…), et dans tous les cas de fi­gure à être face à des gens res­pon­sables, non pas au sens pénal, mais face à des élus ou des chefs d’en­tre­prises qui as­sument leur fonc­tion jus­qu’au bout. Il y a évi­de­ment pire, mais la France ne brille pas par l’hon­nê­teté de sa classe di­ri­geante po­li­tique ou éco­no­mique d’une ma­nière gé­né­rale. Lire dans la presse que tel dé­puté ou mi­nistre sué­dois, da­nois, que sais-je, dé­mis­sionne pour avoir uti­lisé à des fins per­son­nelles une voi­ture de fonc­tion ou une carte ban­caire pro­fes­sion­nelle, force le res­pect. Nous en sommes loin !

Fran­çois Cuneo
02.09.2009 à 22:50

Purée, ça dé­rape!

Bon, pour en re­ve­nir au sujet (avec mes 5 en­fants):-)…

Chez nous, vrai­ment, on es­saie de prendre les choses en mains, je l’ai déjà écrit ici. A Bof­flens nous avions des sources trop ni­tra­tées? Eh bien la Confé­dé­ra­tion, la Com­mune, le Can­ton s’unissent pour faire des contrats avec les agri­cul­teurs, qui font qu’ils doivent chan­ger leur ma­nière de tra­vailler.

Et vous vou­lez sa­voir?

Ça marche.

Comme quoi quand on veut, on peut.

Mais ça coûte cher.

Tant pis.

Au pire, au aug­men­tera le m3 d’eau de CHF 1 à 1.50 le m3. Ce ne sera rien en com­pa­rai­son avec le prix du litre d’eau mi­né­rale.

zit
03.09.2009 à 09:08

Comme quoi, le che­val est vrai­ment le meilleur ami de l’homme… Pour­quoi aucun équidé n’est–il dé­cédé d’une ex­po­si­tion pro­lon­gée à l’amiante dans les an­nées 40 ? ça ne fai­sait alors qu’une qua­ran­taine d’an­nées que de nom­breuses voix hu­maines s’éle­vaient pour dé­non­cer son dan­ger.

Amis des bêtes, vous de­vriez mener vos fou­gueux des­triers ba­ti­fo­ler sur les sen­tiers le long des champs culti­vant des OGM : un grain de maïs avalé de tra­vers, et hop, c’est gagné ! en­terré, le Bové… Bar­ta­bas pré­sident ! André Thé­ron pre­mier mi­nistre (gou­ver­ner, c’est pré­voir)…

Je com­prends mieux, main­te­nant « – On est gou­verné par des bour­rins. »

z (merci Mo­dane d’avoir sou­levé ce lièvre, je ré­pêêêêête : « Mon royaume pour un che­val !»)

Tom25
03.09.2009 à 09:31

Vu qu’on de­vrait ou devra ac­cueillir des mil­lions de per­sonnes dans les dé­cen­nies à venir à cause de tous les mal­heurs du monde, ne fau­drait-il pas com­men­cer par li­mité les nais­sances et le droit à pro­créer?

Je n’ai pas com­pris là, qui veux tu em­pê­cher de pro­créer ? Non pas que je ne sois pas d’ac­cord avec toi sur la né­ces­sité de li­mi­ter le nombre d’hu­mains sur cette pla­nète, mais je m’in­ter­roge sur ta phrase car tu y parles éga­le­ment d’im­mi­gra­tion.

On ne peut pas (ou ne veut pas) ac­cep­ter tous les mal­heurs du monde, soit, mais dire qu’on s’au­to­ri­se­rait à prendre des me­sures telle que li­mi­ter les nais­sances dans cer­tains pays pour li­mi­ter les flux mi­gra­toires me pa­rait … . Il n’y a qu’un seul moyen pour que les gens n’émigrent plus, c’est qu’il se sentent biens chez eux.

Ce que je trouve va­che­ment drôle, si je puis dire, c’est qu’il y a un tas d’eu­ro­péens qui émigrent dans ces mêmes pays pour y pas­ser une re­traite dorée car leur pou­voir d’achat y est bien meilleur.

C’est à se rou­ler par terre de rire cette si­tua­tion. Un flux de pauvres vers les pays riches et un flux de riches vers les pays pauvres.
Donc en fait, il n’y aura plus de pro­blème de na­ta­lité dans ces pays, vu qu’ils ne se­ront bien­tôt plus peu­plés que par des re­trai­tés eu­ro­péens et que ces der­niers n’y vont pas pour faire des gosses.

Zit, je n’ai pas com­pris concer­nant tes che­vaux et l’amiante ?!

To­TheEnd
03.09.2009 à 11:38

Mais ça coûte cher.

Tant pis.

Au pire, au aug­men­tera le m3 d’eau de CHF 1 à 1.50 le m3. Ce ne sera rien en com­pa­rai­son avec le prix du litre d’eau mi­né­rale.

Il y a quelque temps, quand je di­sais qu’il fal­lait aug­men­ter mas­si­ve­ment le prix du kWh dans le but d’éco­no­mi­ser et dé­ve­lop­per des pro­duc­tions d’élec­tri­cité al­ter­na­tive, tu m’avais dit Ben di­sons que pour cer­tains, la vie est plus fa­cile que pour d’autres… Content de voir qu’une aug­men­ta­tion de 50% ne pose pas de pro­blème.

Je suis conscient que sur la fac­ture men­suelle, ce n’est pas la même pro­por­tion… mais tu mets le doigt sur le pro­blème: l’ar­gent. Tout est pos­sible et comme tu le dis, quand on veut on peut… mais ça coûte plus cher.

Ce que tu as réussi sur le plan com­mu­nal, je se­rais sur­pris de le voir ap­pli­quer sur le plan na­tio­nal… tu vois la gueule du ré­fé­ren­dum quand tu diras: +50% sur le prix de l’eau.

Je n’ai pas com­pris là, qui veux tu em­pê­cher de pro­créer ? […] On ne peut pas (ou ne veut pas) ac­cep­ter tous les mal­heurs du monde, soit, mais dire qu’on s’au­to­ri­se­rait à prendre des me­sures telle que li­mi­ter les nais­sances dans cer­tains pays pour li­mi­ter les flux mi­gra­toire me pa­rait … .

Moi je ne veux rien… je m’en fous mais comme tu ne peux même pas ima­gi­ner.

Mon in­ter­ven­tion avait uni­que­ment pour but de faire contre-poids à celui qui vient tou­jours nous faire la mo­rale sur la so­ciété de consom­ma­tion… c’est un peu pé­nible à la longue de res­sassé tou­jours la même li­ta­nie sans par­ler du pro­blème prin­ci­pal: la dé­mo­gra­phie.

Il aime bien cité Janco… alors al­lons jus­qu’au bout… ou dès le début de son cours: c’est le boom dé­mo­gra­phique qui a fait que nous en sommes là au­jour­d’hui. Après, il y a la façon dont nous vi­vons mais l’un est di­rec­te­ment lié à l’autre.

Etran­ge­ment, ce pro­blème n’est ja­mais cité par le mo­ra­li­sa­teur de ser­vice… et pour cause, c’est le propre de l’être hu­main: la faute, c’est les autres… ja­mais soi-même.

T

Ker­mor­van
03.09.2009 à 11:53

@​M.​Cunéo

J’ha­bite à 25km de Paris, dans la Brie. Je viens de re­ce­voir ma fac­ture d’eau. Pour 47m3, fac­ture de 222,88€, ainsi dé­com­po­sée: 77,54 pour la dis­tri­bu­tion, 101,94 pour les eaux usées (col­lecte et trai­te­ment), 31,78 pour les or­gan­sismes pu­blics, tva 5,5%. L’eau est concé­dée à la com­pa­gnie Veo­lia.

edit: ça me fait donc 7 francs suisses le mètre cube.

Fran­çois Cuneo
04.09.2009 à 23:33

Nous, c’est 1 franc le m3 pour la dis­tri­bu­tion, 1 franc m3 pour l’épu­ra­tion (sauf dis­tri­bu­tion d’eau au bé­tail), et puis 15 francs par mois pour l’uti­li­sa­tion du ré­seau. Plus en­core une taxe per­son­nelle.

Donc TTE, ce n’est pas 50% d’aug­men­ta­tion de la fac­ture, mais juste du prix du m3 à la dis­tri­bu­tion..

Et je peux te dire que ça m’en­nuie comme tout le monde de de­voir un jour (pas pour l’ins­tant) peut-être subir cette aug­men­ta­tion. Et je me rends compte que ça peut poser des pro­blèmes à tout le monde.

To­TheEnd
06.09.2009 à 00:09

FC: je ne vois pas en quoi c’est dif­fé­rent de ce que j’ai dit… sur ta fac­ture d’élec­tri­cité, il y a aussi plu­sieurs postes: trans­port, taxes com­mu­nales, taxes can­to­nales, etc. et le kWh.

Mon pro­pos était tout sim­ple­ment de si­gna­ler que, dans le fond, si on veut ré­gler un pro­blème, ce n’est cer­tai­ne­ment pas en gar­dant les pra­tiques d’avant et donc les prix d’avant. Trai­ter une eau ou avoir une élec­tri­cité “propre”, ça vien­dra à un coût qui est cer­tai­ne­ment dif­fé­rent d’au­jour­d’hui.

T

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